jeudi 20 novembre 2008

Un agent RATP reconnaît 150 agressions

Un agent de la RATP a été mis en examen et laissé en liberté sous contrôle judiciaire le 2 novembre à Créteil après avoir reconnu quelque 150 agressions sexuelles, a-t-on appris aujourd'hui auprès de Jean-Jacques Bosc, procureur de la République de Créteil.

Une information judiciaire a été ouverte le 2 novembre par le parquet de Créteil après l'interpellation de ce père de famille de 34 ans, le 30 octobre à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), à la suite du dépôt de deux plaintes pour des agressions sexuelles dans le métro.

Cet homme a reconnu s'adonner à des attouchements sur des garçons et des filles, majeures et mineures, dans des lieux publics jusqu'à deux à trois fois par semaine depuis huit ans, soit quelque 150 agressions, a-t-on appris de même source, confirmant une information parue dans Le Journal du Dimanche.

Le parquet de Créteil avait requis le placement en détention provisoire de l'agresseur présumé, qui n'était pas connu de la justice, et a interjeté appel de la décision du juge de la liberté et de la détention de placer l'homme sous contrôle judiciaire, l'obligeant notamment à se soigner et lui interdisant de se rendre à Saint-Maur-des-Fossés, a précisé M. Bosc. Le magistrat n'était pas en mesure de préciser la date de l'examen de cet appel

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37 mois de prison pour le viol de la fille de son amie

Le tribunal correctionnel de Bruges a condamné lundi un habitant de Gistel à 37 mois de prison ferme, l'a déchu de ses droits civiques pour cinq ans et mis à la disposition du gouvernement pour dix ans pour avoir agressé et violé la fille mineure de son amie, âgée entre 16 et 18 ans au moment des faits.

L'homme comparaissait en état de récidive légale. Il avait en effet déjà commis un viol auparavant. Il devra verser 7.000 euros de dédommagements à la partie civile.

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Un instituteur condamné à 5 ans avec sursis pour attentats à la pudeur

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné lundi Luc Denis, un ancien instituteur d'Ecaussines âgé de 51 ans, à cinq ans d'emprisonnement avec sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive pour des attentats à la pudeur avec menaces et violences, commis entre 1974 et 2004, sur une vingtaine de garçons, âgés de 6 à 12 ans au moment des faits.

Cours particuliers

L'instituteur profitait de son autorité et de la relation de confiance instaurée entre des élèves et un professeur pour abuser d'eux. Il s'isolait avec l'enfant dans une classe pour lui donner des cours particuliers de conjugaison ou de néerlandais pendant l'heure de table et profitait de ces moments privés pour abuser d'eux.

Aveux

Un jeune homme, aujourd'hui âgé de 25 ans, avait révélé les faits à la justice en 2003, alors qu'il avait été abusé par le quinquagénaire pendant l'année scolaire 1991-1992. L'enseignant avait tout d'abord nié les faits, avant de passer aux aveux en avril 2004. Entre-temps, il avait abusé de deux autres enfants.

Libéré après 6 semaines suite

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lundi 11 août 2008

Pédophile récidiviste, il croise deux anciennes victimes à une brocante

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné jeudi E.P., un menuisier de 59 ans, à 7 ans de prison ferme pour des viols commis sur deux fillettes.

C'est en août dernier que deux jeunes femmes, deux soeurs, qui fréquentaient une brocante à Bruxelles, y ont reconnu l'ancien compagnon de leur mère, celui qui les avait abusées dans les années '80, pendant leur petite enfance. E.P. s'y promenait avec une adulte et une petite fille. En l'espace de quelques secondes, leurs souvenirs les plus sombres sont remontés à la surface et elles se sont décidées à déposer plainte.

Rapidement entendues, elles expliqueront qu'elles ne savent pas si le quinquagénaire peut encore faire l'objet de poursuites pour des crimes aussi anciens mais elles insistent surtout sur le fait que son profil donne à penser qu'il est susceptible de continuer à s'en prendre à des fillettes et notamment à celle qu'elles ont vue en sa compagnie.

L'intéressé est interrogé à son tour. Il n'a pas d'antécédent moeurs. Il nie énergiquement toutes les accusations qui sont portées contre lui. Sa compagne est également auditionnée et elle suspecte des comportements douteux vis-à-vis de sa petite fille de 5 ans. Peu de temps auparavant, alors qu'elle était à son travail, il l'avait appelée pour lui dire qu'il venait de prendre un bain avec l'enfant, qu'elle avait des irritations et qu'il fallait trouver une pommade à très bref délai. La maman entendait sa fille hurler de douleur...

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Le gouvernement américain soutient la peine de mort pour viols d'enfants

Le gouvernement des États-Unis a «pressé» la Cour suprême de réexaminer sa décision d'interdire la peine de mort pour le viol d'un enfant, au motif que celle-ci est possible dans le code de justice criminelle pour les militaires.

Le 27 juin, la Cour suprême a invalidé la condamnation à mort d'un homme en Louisiane pour le viol d'un enfant, estimant que la peine capitale ne devait s'appliquer qu'aux meurtriers.

Mais, argumente le gouvernement dans sa requête dont l'AFP s'est procuré copie mardi, «les États-Unis ont intérêt au réexamen parce que la décision de la Cour jette un doute sérieux sur le bien-fondé de la récente loi votée par le Congrès (...) qui autorise la peine capitale pour les viols d'enfants dans le code de justice criminelle pour les militaires».

Il a rappelé que si les neuf juges de la Cour ne disposaient pas de cette donnée qu'aucune partie n'avait avancée lors de l'audience, elle rendait néanmoins caduque la décision.

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dimanche 10 août 2008

Un forcené se rend au bout de dix heures

Pendant dix heures, un forcené a mobilisé une quarantaine de gendarmes, à Guer (56). Il s’est finalement rendu, hier, à 11 h 30.

Tout a commencé à 2 h du matin, dans la nuit de vendredi à samedi. Des appels parviennent à la gendarmerie, qui signalent que des coups de feu ont été entendus dans le centre-ville de Guer. Une patrouille se rend sur place, mais ne trouve rien. Ni impact, ni douilles. Rien, hormis le témoignage d’un passant qui affirme aux gendarmes avoir vu un homme avec une arme de poing à la main. Des recherches sont alors entreprises. Vers 4 h, l’individu est enfin localisé. Il est dans son studio, dans un immeuble situé derrière la mairie. Des négociateurs civils formés par la gendarmerie sont alors appelés sur les lieux. Ils ne communiquent pas directement avec le forcené, mais avec sa compagne, dont les gendarmes ont réussi à se procurer le numéro de portable. Vers 7 h, décision est prise de boucler le secteur. Ni piétons, ni voitures ne peuvent entrer dans le périmètre de sécurité. Depuis les premiers coups de feu signalés, aucune détonation n’a été entendue. Finalement, à 11 h 30, l’homme, âgé d’une quarantaine d’années, accepte d’ouvrir la porte de l’appartement et se laisse interpeller sans réagir. Selon le capitaine Peltier, officier à la gendarmerie de Ploërmel, « il n’était pas dans son état normal. » Placé en garde à vue, le forcené était interrogé hier soir, à Guer, par les gendarmes de Ploërmel. On ne sait pas encore ce qui l’a conduit à agir ainsi. L’homme a déjà eu des démêlés avec la Justice.

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dimanche 20 juillet 2008

Un tueur pédophile exécuté en Floride

Un homme de 39 ans, Mark Dean Schwab, condamné à mort pour le meurtre d'un garçon de 11 ans en avril 1991, a été exécuté mardi soir à la prison d'Etat de Floride.

"Il a été déclaré mort à 18H16 locales (22H16 GMT)", a indiqué une porte-parole des autorités pénitentiaires de Floride, Gretl Plessinger. "Tout s'est passé conformément à la procédure; il n'y a pas eu de problèmes", a-t-elle ajouté.

Mark Dean Schwab avait été arrêté pour l'agression sexuelle et le meurtre, le 18 avril 1991, de Junny Rios-Martinez, 11 ans. Accusé de meurtre au premier degré, enlèvement d'un mineur de moins de 13 ans et abus sexuel, il avait plaidé non coupable et avait été condamné en mai 1992 à la peine capitale pour le premier chef d'accusation, à la prison à vie pour chacun des deux autres.

Quelques semaines avant le meurtre de Junny Rios-Martinez, le condamné alors âgé de 23 ans avait été libéré de prison après avoir purgé trois ans d'une peine de neuf, pour le viol aggravé d'un adolescent de 13 ans. Il avait été libéré avec mise à l'épreuve de 15 ans. L'affaire a accéléré le vote en 1992 d'une loi, qui interdit en Floride de relâcher les auteurs de violences sexuelles avant la fin de leur peine.

Mark Dean Schwab est le 10e condamné à mort exécuté aux Etats-Unis depuis que la Cour suprême a validé la méthode de l'injection mortelle en avril. Ses avocats ont tenté de faire appel de sa condamnation, arguant du fait que lors de la dernière exécution dans l'état de Floride, l'injection avait été mal faite. Le condamné avait dû attendre 34 minutes avant de mourir, soit plus de deux fois le temps habituel. L'administration a assuré avoir depuis établi un nouveau protocole

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Elle éventre une femme enceinte et prend son bébé

Une Américaine de 23 ans était sous les verrous mardi dans l'Etat de Washington (nord-ouest), accusée d'avoir éventré et tué une femme enceinte pour s'approprier son bébé, a rapporté la télévision locale KOMO.
La meurtrière présumée avait appelé la police vendredi dernier, affirmant qu'elle venait de donner naissance à un bébé. Mais des examens à l'hôpital ont déterminé que la femme n'avait pas accouché récemment.

Cette habitante de Kennewick, à 360 km au sud-est de Seattle, a fini par avouer qu'elle avait tué la mère de l'enfant. Le cadavre de celle-ci a été retrouvé lardé de coups de couteau et éventré dans un parc de la ville.

Le bébé, un petit garçon, est vivant mais dans un état critique, selon le chef de la police locale, Ken Hohenberg, cité par KOMO.

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Il tue sa femme et ses petits-enfants à coups de hache

" Un Australien de 69 ans a été arrêté lundi à Cowra, en Nouvelle-Galles du sud, après avoir tué sa femme et ses deux petits-enfants, âgés de cinq et sept ans. La maman des enfants, une policière de 31 ans, a elle aussi été grièvement blessée à la tête avant de parvenir à s'emparer de l'arme. Le corps ensanglanté, elle s'est réfugiée chez des voisins d'où elle a donné l'alerte.

La maman confiait régulièrement ses jeunes enfants à es parents pendant ses heures de service. L'auteur présumé du triple meurtre a été appréhendé quelques heures plus tard dans un motel d'une bourgade voisine où il avait loué une chambre pour la nuit.

L'Etat australien de la Nouvelle-Galles du sud a été le théâtre d'un autre drame familial vendredi dernier lorsqu'un père de famille avait tué trois de ses enfants avant de se donner la mort. "

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Afrique du Sud: près de 1.500 enfants assassinés sur un an, en hausse de 22%

" Près de 1.500 enfants ont été assassinés en un an en Afrique du Sud, l'un des pays les plus touchés par la criminalité, un chiffre en hausse de 22,4% par rapport à l'année précédente, selon des statistiques de la police rendues publiques lundi.

Au total, 1.410 mineurs, âgés de moins de 18 ans, ont été assassinés entre mars 2007 et mars 2008, (+22,4%) et 1.488 ont été victimes d'une tentative de meurtre (+13,7%). L'Afrique du Sud compte 48 millions d'habitants. Selon ces statistiques, les crimes violents (meurtres, viols et agressions) ont globalement diminué de 6,4%, avec le nombre de meurtres à un plus bas depuis cinq ans. Sur cette période, 18.487 homicides ont été déclarés à la police, soit environ 50 par jour, contre 19.202 en 2006/2007 et 21.533 en 2002/2003. Le ministre de la Sécurité, Charles Nqakula, a toutefois relevé que la criminalité "restait à un niveau inacceptable". "Le gouvernement aurait souhaité une diminution plus importante des chiffres", a-t-il dit. "Les enfants souffrent le plus des crimes sexuels", a-t-il ajouté en regrettant que les agressions sexuelles des petites filles restent courantes dans le pays. Plus de 16.000 cas d'abus sexuel sur mineur ont été rapportés à la police l'an dernier. "

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Crime barbare dans un camping de Gironde

" Les enquêteurs avouent leur effroi face au meurtre gratuit qui s'est déroulé dans la nuit de jeudi à vendredi derniers au camping le Pressoir, à Petit-Palais-et-Cornemps (Gironde). Jérémy Lepiller, qui devait fêter ses 18 ans dans quelques jours, a été frappé à mort avec une matraque par deux autres jeunes gens âgés de 16 et 22 ans. Plusieurs garçons et filles de 13 à 21 ans ont été témoins du drame à des degrés divers.

« On se trouve face à des gens complètement déconnectés de la réalité, avec de la violence gratuite, extrême, inouïe », confie le capitaine Alexandre Peruch, commandant de la compagnie de Libourne, qui a mené l'enquête.

Celle-ci a démarré lorsqu'un témoin s'est présenté au commissariat de Bordeaux pour soulager sa conscience. « Il en était malade, il pleurait, il tremblait, en état de choc vingt-quatre heures après les faits », constate le procureur adjoint de Bordeaux, Alain Benech. Lorsque les gendarmes arrivent sur les lieux, vendredi à la nuit tombée, leurs premières découvertes confirment l'horreur annoncée, à l'orée d'un bois proche du camping : une chaussette, un bracelet-montre et, surtout, indice macabre, une main.

Les enquêteurs interpellent les trois personnes qui occupaient le mobile home où le drame a débuté. D'autres participants de la soirée se manifestent spontanément. Au fil des auditions, le scénario de l'abominable nuit se met en place. « Au début, onze jeunes se retrouvent pour boire copieusement dans un mobile home occupé depuis début mai par trois d'entre eux, originaires de la région parisienne. Jérémy est présent pour la première fois, et l'idée vient de le bizuter.

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Sans permis mais avec voiture

Hier, l’audience qui se déroulait sous la houlette de la présidente Laborde a eu son lot de comparutions immédiates pour conduite sans permis.
Parmi les prévenus figure Xavier B., 34 ans et 13 condamnations au compteur. Ce père de trois enfants s’est fait arrêter lors d’un contrôle de routine, le 17 juillet à Roubaix.
« Vous n’avez pas de permis mais vous avez une voiture ! » attaque la procureure Quey. « Elle est au nom de ma femme », se défend le prévenu. « Et elle a le permis, votre femme ? » poursuit la magistrate. « Euh... non », répond le prévenu en baissant les yeux. La procureure soupire.
Côté défense, Me Lecointre axe sa plaidoirie sur les motivations qui ont poussé son client à prendre la route ce soir-là : « Il voulait simplement aller acheter quelques victuailles pour le repas de ses enfants. » Finalement, le tribunal tiendra compte des efforts de réinsertion présentés par le prévenu. Xavier B. est condamné à deux mois de prison mais sans mandat de dépôt.

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Un trou dans la comptabilité des Mulliez ?

Jeudi, les policiers arrêtent Mike Demestre alors qu’il cache sous son manteau un baladeur MP4, d’une valeur de 70 E, dérobé dans les rayons d’Auchan V2. L’homme écope de trois mois de prison ferme.

Nous sommes le 17 juillet. C’est le début de l’après-midi et l’attention des policiers du centre commercial V2, à Villeneuve d’Ascq, est attirée par le comportement « étrange » d’un jeune homme qui vient de sortir de l’hypermarché Auchan. Mike Demestre semble cacher quelque chose sous son pull. Les forces de l’ordre interpellent l’homme de 23 ans et découvrent un baladeur MP4, neuf. Placé en garde à vue, le prévenu reconnaît les faits.
Hier, lors de l’audience, la présidente Laborde demande à l’intéressé de justifier ses actes. « C’était pour faire un cadeau à mon petit frère », explique Mike Demestre. En défense, Me Lecointre renchérit : « C’était l’anniversaire de son plus jeune frère début juillet. Il vient de se faire électrocuter à proximité d’une voie ferrée et mon client voulait lui faire plaisir. » Évidemment, le vol est interdit par la loi mais le préjudice de 70 E, valeur du MP4, est plus que minime. Surtout pour une enseigne comme Auchan. Problème : le prévenu a été condamné à une peine de sursis avec mise à l’épreuve le 18 mai dernier. La présidente Laborde rend son jugement : trois mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt.

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Délit de mauvaise foi

Le prévenu reconnaît les faits en garde à vue mais devant le tribunal, il préfère changer de version et fait preuve d’une mauvaise foi maladroite qui va particulièrement agacer les magistrats.

Les faits n’ont rien d’exceptionnel : tentative de vol. C’est grave, certes, mais tous les jours, les présidents des différentes salles d’audience du tribunal de grande instance de Lille ont l’occasion d’évoquer des faits bien plus importants. Envoyé derrière les barreaux pour huit mois, Hacène Hannoun aurait pu mieux se comporter devant les juges. Ambiance.
Notre histoire remonte au 7 juin dernier. Nous sommes à Lille. Le prévenu a bu : le rapport de police note un taux de 1,74 g d’alcool par litre de sang.
Quand une jeune fille croise son chemin, portable à l’oreille, il tente de lui subtiliser l’appareil. La demoiselle résiste et une patrouille de police, qui passait par hasard, interpelle notre homme. Il est placé en garde à vue où il avoue les faits.
Hier, à l’audience, Hacène Hannoun décide de revenir sur sa version. Mais ce qu’il décide surtout, c’est de le faire savoir. « Je me rétracte » , lance-t-il alors que la présidente Laborde n’a pas fini de lire la première phrase du dossier.
Après avoir été interrompue plusieurs fois, la magistrate laisse la parole au prévenu après lui avoir demandé : « Alors, comment cette agression s’est-elle passée selon vous ? » Le prévenu s’étonne : « Une agression ? Quelle agression ? Ce n’est pas du tout ça. Je venais d’être interpellé par la police. Comme j’étais alcoolisé, ils m’ont mis une claque et m’ont laissé repartir. Je me sentais perdu. Alors, j’ai voulu emprunter un téléphone pour appeler mes parents. » Hacène Hannoun reprend son souffle pour mieux poursuivre : « J’avais besoin de téléphoner, vous comprenez ? » Comme la procureure Quey et la présidente Laborde n’acquiescent pas vraiment, il se justifie : « Ben oui, sinon qu’est-ce qui aurait pu m’arriver ? On m’aurait agressé comme souvent, je me serais fait taper ou, pire, écraser par une voiture. Qu’est-ce que vous auriez fait à ma place ? Moi, j’étais pas dans mon bien-être. »
Il décide de quitter la salle
Hacène Hannoun tente maladroitement de stimuler les canaux lacrymaux de la procureure. Mais pour le coup, ce sont plutôt les zygomatiques de la magistrate qui sont chatouillés. À peine a-t-elle commencé ses réquisitions que le prévenu l’interrompt. Hacène Hannoun finit par se lever et tente de quitter le box des prévenus pour rejoindre sa cellule. « Ce n’est pas à vous de décider quand vous partez », s’énerve la procureure avant que la présidente soupire : « C’est bon, laissez-le y aller. » En défense, l’avocate a bien du mal à rattraper les maladresses de son client. Lors du délibéré, le prévenu a préféré rester en cellule. « Ça nous évitera un nouvel outrage », se félicite le parquet. Jugement : huit mois de prison ferme, avec mandat de dépôt. Hacène Hannoun reste derrière les barreaux.

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mercredi 18 juin 2008

En Italie, les escrocs du bistouri

A Milan, de nombreux médecins de la clinique Santa Rita arnaquaient le système de santé en ordonnant des opérations inutiles. Une «boucherie» subie par une centaine de patients.

«Tendons, poumons, mais surtout thorax. Les seins aussi, éventuellement, mais de préférence avec des signes prononcés de cancer car, dans ce cas, ça vaut 5 000 euros. Autrement, l’opération n’est pas très rentable.» Placé sous écoute téléphonique par la police italienne, le médecin italien Pier Paolo Brega Massone, chef de service en chirurgie thoracique, était un stakhanoviste du bistouri. Un praticien capable, avec ses collègues, d’ordonner des opérations en continu, quel que soit le problème. Il était ainsi malgré son jeune âge - 43 ans - l’un des piliers de la clinique milanaise Santa Rita. Mais surtout une véritable pompe à finances. Grâce à ses interventions, la clinique engrangeait chaque année des millions d’euros de remboursements publics grâce à une convention passée avec la région de Lombardie.

«Arsène Lupin». Avec dix-huit autres personnes dont douze médecins et Francesco Paolo Pipitone, un notaire, propriétaire de l’établissement, Pier Paolo Brega Massone a finalement été arrêté il y a quelques jours. Tous les inculpés sont aujourd’hui accusés d’«escroquerie aux dépens de l’Etat», de «lésions graves ou très graves» et même d’«homicide volontaire». Selon les magistrats chargés de l’enquête, cinq personnes au moins (peut-être vingt) seraient mortes après avoir subi des opérations inutiles. Dans la presse italienne, l’établissement milanais est désormais présenté comme «la clinique de l’horreur». Au total, entre 2005 et 2006, près de 100 personnes auraient été opérées de manière abusive, parfois sans aucune nécessité. Selon le président de la société italienne de chirurgie thoracique, Francesco Sartori, consulté en tant qu’expert par le parquet milanais, Pier Paolo Brega Massone et ses assistants n’avaient qu’«une seule ligne de conduite : opérer quiconque leur passait sous la main». Ils envoyaient ensuite les dossiers aux services sanitaires de la région pour encaisser les remboursements publics. En deux ans, l’escroquerie aurait rapporté 2,5 millions d’euros à Santa Rita. Dans un texto intercepté par la police, Pier Paolo Brega se revendiquait comme l’«Arsène Lupin de la chirurgie».

Pendant des années, certains patients se sont plaints des décisions étranges prises par les médecins. En vain. Jusqu’au jour où, l’an passé, un responsable du département sanitaire régional a constaté des «anomalies». La convention avec l’Etat a alors été provisoirement suspendue, le temps que Massone soit, en septembre 2007, éloigné. Dans le même temps, les magistrats ont placé les suspects sur écoutes, découvrant avec effarement leurs méthodes expéditives. Des poumons auraient été prélevés dans des cas de tuberculoses, des interventions anticancéreuses effectuées sans biopsie préalable, des ablations du sein pratiquées sans justification, notamment aux dépens d’une jeune fille de 18 ans dont le nodule n’était pas cancéreux. Un homme de 38 ans qui souffrait de pneumonie s’est vu retirer un poumon alors qu’une cure d’antibiotiques et un drainage auraient suffi. Une octogénaire a été opérée à trois reprises pour une tumeur (12 000 euros l’intervention) alors qu’une seule était nécessaire. «Il faut investir dans les tumeurs», conseillait Massone à certains de ses collègues.

Sans consentement. «Pour faire du profit […], ils ont agi sans aucune considération pour la souffrance des malades qu’ils n’ont en aucun cas allégée mais au contraire aggravée», dénoncent les procureurs milanais. Nombre d’opérations ont d’ailleurs été effectuées sans le consentement des patients. Un jour, un octogénaire tombe dans le coma, un chirurgien appelle son collègue : «Le fils est furieux, il a vu comment ça s’est passé.» «OK, mais il a quel âge?», lui répond l’autre. «Un peu plus de 80. Il a fait la Seconde Guerre mondiale.» «Selon toi, ils doivent tous vivre jusqu’à 120 ans ?»

Au cours d’une autre conversation, deux chirurgiens s’entretiennent d’une transplantation d’un tendon. «Nous avons un problème. Vous nous avez envoyé un tendon tibial antérieur. On attendait un tendon de la rotule. Mais on a dû tout de même l’utiliser car le patient était déjà ouvert», dit le premier. «Ne dis rien, tout ira bien», assure l’autre. A la lecture des procès-verbaux, le très respecté cancérologue Gianni Bonadonna a parlé de «boucherie à la clinique Santa Rita».

Le propriétaire de l’établissement rejette la faute sur les médecins. Le conseil régional de Lombardie a interrompu «pour une durée indéterminée» sa collaboration avec la clinique. Mais la police n’exclut pas que d’autres structures aient également gonflé artificiellement leurs activités pour bénéficier de financements publics.

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dimanche 1 juin 2008

Un champion de bicross, poursuivi pour vol, doit répondre du viol d'une septuagénaire

C'est pour un « simple » vol de crayons dans la société qui l'embauchait qu'un Marckois, alors vice-champion d'Europe de bicross, a été rattrapé par la justice, trahi par son ADN, pour un viol commis deux ans plus tôt à Saint-Nazaire. Il sera jugé mardi à Nantes.

Les enquêteurs calaisiens ne s'attendaient pas à soulever une telle affaire en 2004, alors qu'ils procédaient à une perquisition chez Nicolas Lemaire, un garçon sans histoires, connu et reconnu dans le monde sportif. Même pour un « simple » vol de téléphone portable, ils mènent l'enquête à fond et découvrent, chez ce Marckois de 18 ans à l'époque, des boîtes de crayons. Renseignements pris auprès de l'employeur, ils ont été volés. Une plainte est déposée, le jeune homme est placé en garde à vue.

Les policiers calaisiens procèdent à un prélèvement de salive lors de l'audition de Nicolas Lemaire. L'échantillon d'ADN (acide désoxyribonucléique) est placé dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Jusqu'à ce que l'ordinateur donne l'alerte quelques semaines plus tard. Une personne, dont l'ADN correspond à celui de Nicolas Lemaire, est recherchée par la justice nantaise pour une agression sexuelle commise en 2002, date précise où une compétition de bicross se déroulait à Saint-Nazaire.
Entre deux épreuves

Là, entre deux épreuves, dans le parc situé à proximité du terrain de bicross, le Marckois aurait contraint une septuagénaire promenant son chien à une relation sexuelle (fellation). L'affaire du vol de crayons prend une tout autre tournure : le juge d'instruction nantais ouvre une information judiciaire pour viol et le Marckois est incarcéré.

Nicolas Lemaire est bien connu dans le monde sportif puisqu'il a été cinq fois champion de France de bicross dans plusieurs catégories ainsi que vice-champion d'Europe junior en 20 pouces. Mis à l'honneur en 2002 pour ses performances par le conseil général du Pas-de-Calais, le cycliste n'ira pas plus loin dans la compétition mondiale, « faute d'argent » comme on peut le lire dans nos colonnes à l'époque. Depuis, il ne fait plus parler de lui sur les terrains de bicross, mais dans la rubrique des faits divers.

En novembre 2007, il a été condamné au tribunal de Boulogne-sur-Mer à 24 mois de prison dont huit ferme pour vol et dégradations. Il en est sorti le 14 mai. Mardi, Nicolas Lemaire devra répondre des accusations portées à son encontre, non plus pour un vol, mais une agression sexuelle sur une septuagénaire.

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mardi 6 mai 2008

Braquage d’une épicerie

Dimanche 4 mai, vers minuit, une épicerie de la rue d’Alger à Roubaix était braquée. Une brigade anticriminalité (BAC) a arrêté un suspect.
L’interpellé, qui nie, a pourtant été incarcéré hier soir.

L’action se déroule rue d’Alger dans une épicerie. Hassen X., le patron, est en train de fermer. Il est aidé d’un voisin, Mickaël Y. Les deux amis s’apprêtent à prendre un café et se trouvent dans l’arrière-boutique quand un homme plutôt grand, dans les 1,90 m, surgit par une porte dérobée.
L’agresseur, qui arbore une sorte de collier de barbe, est vêtu d’un manteau marron et pointe le canon d’une arme de poing sur le front de X. Courte bousculade. X. tombe en arrière et chute. Mais l’agresseur - qui crie « la caisse ! » - est obligé de reculer tandis que Y. arrive à la rescousse. En bref, le braqueur se retrouve derrière la porte et réussit à passer son bras armé par l’entrebâillement de celle-ci.
X. et Y. pressent sur la porte, bloquent le bras et empêchent sa réouverture. X. crie : « Samir, appelle la police » pour laisser croire à l’agresseur qu’une troisième personne se trouve dans le commerce... L’agresseur renonce alors et prend la poudre d’escampette. L’alerte est donnée.
Une BAC passe à proximité, enregistre le signalement du suspect sur les ondes de la station directrice et, rue du Caire, avise un peu plus tard un inconnu en manteau marron qui a une curieuse attitude à l’approche de la voiture de police banalisée. L’homme se précipite dans une Peugeot 106 stationnée normalement et occupée par le chauffeur Lakdar B.
Interpellations : Lakdar B. n’a rien à voir avec l’affaire, il attendait un ami et était garé contre le trottoir quand le suspect s’est précipité dans la 106 pour tenter de s’y cacher de force !

Arme factice, tournevis et bombe lacrymogène

Hamid Boutagga, déjà souvent condamné et âgé de 32 ans, est alors interpellé. Sur lui, on trouve une arme de poing factice, un tournevis et une bombe lacrymogène. X. et Y. avaient semble-t-il identifié Boutagga. Mais, « par peur des représailles » selon les enquêteurs, X. et Y.
assurent qu’il ne s’agit que d’un simple client habituel et X. ne veut plus déposer de plainte.
Boutagga proteste de son innocence durant sa garde à vue. Rebelote hier soir : « C’est un terrible malentendu, ce que j’ai dit, c’est la vérité ! » . Ce soir-là, parti du quartier de l’Alma-Gare où il réside, il allait visiter une amie qui résiderait à Wattrelos. C’est alors que, sur le chemin, vers la rue du Caire, il se met à fouiller une innocente 206 mal fermée. Le prévenu pensait y trouver du cannabis mais, dans le vide-poches, il aurait découvert un pistolet, un tournevis et une bombe lacrymogène. Il embarque ces ustensiles, voit approcher par hasard une voiture de la BAC, réalise l’horrible méprise possible et se précipite alors dans la 106 pour s’y cacher. Voir plus haut pour la suite de l’histoire.
Le prévenu, hier soir, préfère ne pas être jugé tout de suite. La procureure Cécile Nounou ne veut pas se laisser endormir par la version du prévenu et invoque le gros casier et une condamnation pour braquage en 2007. La procureure Nounou ne se berce pas d’illusions sur une éventuelle remise en liberté et réclame le mandat de dépôt. Me Julien Bensoussan plaidera en vain la remise en liberté.

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lundi 5 mai 2008

Une année pour le fraudeur

Saïd Brahim, un citoyen algérien de 30 ans, a tout compris. Le prévenu sait que ceux qui montrent leurs papiers et tentent de se faire régulariser sont justement ceux qui, paradoxalement, sont expulsés le plus facilement. En effet, ils donnent aux administrations leur vraie adresse en France, indiquent avec des documents leur pays d’origine et pourquoi ils ne veulent pas y retourner, répondent aux convocations dans l’espoir d’être régularisés. Tandis qu’un homme qui prétend être démuni de tous ses papiers peut se maintenir en France longtemps puisqu’aucun pays ne veut le reconnaître.
Saïd Brahim avait fini par admettre qu’il était Algérien mais, alors que le consul était prêt à la reprendre, il avait refusé au dernier moment de remettre un document. Le 2 mai, rebelote. Afin d’échapper à la récidive et au fichier informatisé qui pourrait la prouver, il refuse également un prélèvement ADN.
Hier, le tribunal s’agace : un an de prison, soit la peine plancher. « Mais, je n’ai rien fait de mal ! », clame le prévenu

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samedi 22 mars 2008

Entendue par la justice pour avoir provoqué la mort de son père en 2005

C’est un procès singulier qui s’est achevé hier soir à Douai où les jurés de la cour d’assises avaient à juger une Villeneuvoise de 22 ans, accusée de violences volontaires commises envers son père, entraînant sa mort sans avoir eu l’intention de la donner.
Au cours des deux jours de procès, empreints d’émotions, elle n’aura esquissé qu’un sourire, lorsque son frère lui a répété qu’il était fier d’elle, fier qu’elle suive une formation après avoir réussi un concours si difficile.

Ce sera le seul, tant ses regrets sont forts, tant le sentiment de responsabilité et de culpabilité qu’elle éprouve est grand.
Hélène, 22 ans, adoptée par une famille de Villeneuve-d’Ascq à l’âge de trois ans, était jugée pour violences volontaires envers son père, ayant entraîné sa mort sans qu’Hélène n’ait eu une seule seconde l’intention de la donner.
C’était le 5 janvier 2005 à Villeneuve-d’Ascq. Ce soir-là, avec ses parents, elle revient d’un séjour passé en Suisse, mais ne souhaite pas regagner le foyer familial où elle souffre d’un manque de liberté, où elle ne parvient pas s’épanouir. Ce n’est pas faute, pourtant, d’être entourée et aimée.
Mais Hélène, fragile, souffre de dépression depuis son adolescence, émaillée d’injustices, d’agressions, d’une quête d’identité prononcée, et au cours de laquelle s’enchaînent les fugues, les automutilations, les hospitalisations.
Ce soir-là, elle n’aspire donc qu’à une chose, prendre la route pour rejoindre son frère, l’image de l’émancipation réussie. Usant d’un stratagème, elle enferme sa mère dans le garage et demande la voiture à son père, qui refuse. Elle lui porte un coup de poing, le fait chuter et lui prend ses clefs. Mais le père ne bouge plus. Cardiaque, il est victime d’une crise. Paniquée, elle s’enfuit, avant de se laisser interpeller dans la Somme. Elle apprendra le décès de son père au cours de sa garde à vue. suite

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Il étrangle sa copine de 21 ans qui allait le quitter

Un jeune homme de 22 ans domicilié à Voiron (Isère) s'est rendu jeudi en fin de journée à la gendarmerie pour avouer qu'il avait tué dimanche sa concubine âgée de 21 ans qui voulait le quitter, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le corps de la jeune femme a effectivement été retrouvé par les policiers de la ville de Voiron dans l'appartement du couple. L'homme a déclaré aux enquêteurs qu'il avait étranglé sa compagne au cours d'une dispute alors qu'elle venait de lui annoncer qu'elle allait le quitter.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Grenoble. Maintenu en garde-à-vue, le meurtrier présumé sera présenté samedi à un juge d'instruction. Il devrait être mis en examen pour «homicide volontaire».

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lundi 17 mars 2008

"Bébés congelés de Séoul" : Véronique Courjault est renvoyée seule aux assises

" Après dix-huit mois d'instruction, la juge Marie-Dominique Boulard-Paolini, chargée de l'affaire dite des "bébés congelés", a renvoyé Véronique Courjault devant la cour d'assises d'Indre-et-Loire, mercredi 12 mars.
Mise en examen et écrouée depuis octobre 2006 pour "assassinats", Mme Courjault est accusée d'avoir tué, avec préméditation, trois de ses nouveau-nés. Conformément aux réquisitions du procureur de Tours, la juge a cependant ordonné un non-lieu pour son époux, Jean-Louis.

L'affaire avait commencé en juillet 2006, quand M. Courjault, ingénieur expatrié à Séoul, en Corée du Sud, avec son épouse et ses deux enfants - aujourd'hui âgés de 12 et 13 ans - avait averti la police coréenne après la découverte dans le congélateur de sa maison de deux nouveau-nés morts. Une information judiciaire avait alors été ouverte.

NOURRISSONS ÉTRANGLÉS

Après avoir d'abord nié les faits, à l'automne 2006, Mme Courjault a finalement reconnu être l'auteur de trois infanticides. Le premier aurait eu lieu en 1999 quand le couple résidait en Charente-Maritime. Après avoir accouché, Mme Courjault aurait étranglé le bébé avant de le brûler dans la cheminée.

Les deux autres infanticides auraient eu lieu à Séoul, en septembre 2002 et décembre 2003. Dans les deux cas, Mme Courjault aurait étranglé les nourrissons à la naissance, puis les aurait emballés dans des sacs en plastique avant de les placer dans son congélateur.

M. Courjault a toujours nié être au courant des grossesses de sa femme. Mais dans un premier temps, ses dénégations n'avaient pas convaincu et il avait été mis en examen pour "complicité" et placé sous contrôle judiciaire. Les deux époux avaient interdiction de se voir et ne pouvaient communiquer que par courrier.

L'enquête aurait démontré qu'il était possible que M. Courjault n'ait rien décelé des grossesses de son épouse. L'embonpoint de celle-ci et leur intimité distendue auraient contribué à cette situation. C'est la raison pour laquelle le procureur a requis le non-lieu, suivi par la juge d'instruction.

Le parquet général a néanmoins dix jours pour faire appel de cette décision. Il pourrait considérer que ce n'est pas à l'instruction, mais à la cour d'assises, composée de jurés, de décider ou non de l'innocence de M. Courjault.

Une incertitude qui inquiète les avocats des deux époux. "La parole de ma cliente sera beaucoup plus libre si elle sait que son époux ne risque rien", plaide Me Hélène Delhommais. Depuis un an et demi qu'elle est incarcérée, c'est en effet M. Courjault qui s'occupe des deux enfants du couple.

De nombreux médecins et psychologues spécialistes des problèmes de grossesses cachées dénoncent le traitement judiciaire qui s'applique aux mères infanticides. Selon le code pénal, Mme Courjault encourt la réclusion criminelle à perpétuité. "

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dimanche 16 mars 2008

Neuf ans de prison requis pour un infanticide

Il s'appelait Sébastien. Agé de trois ans et demi, cet enfant a été égorgé par son père en octobre 2004 dans les toilettes d'un centre commercial, à Fribourg. Ce dernier avait également tenté de se suicider (LT du 12.03.2008). En conflit avec son épouse - dont il vivait séparé - au sujet de l'extension de son droit de visite, il explique son geste par la panique et le désespoir.

L'homme, un Fribourgeois de 46 ans, a comparu mercredi devant le Tribunal pénal de la Sarine. Petit, sec, oscillant nerveusement sur sa chaise, il ne semble pas entièrement mesurer le poids des accusations qui pèsent sur lui. Au contraire, durant une majeure partie de l'audition, il se présentera en victime.

«Je ne suis pas un type méchant. J'ai agi par désespoir et non par vengeance, colère ou méchanceté. Sur le moment, je ne savais plus ce que je faisais. Ma peine, c'est que j'ai survécu», affirme-t-il.

Le prévenu vivait une relation apparemment chaotique avec la mère de Sébastien, une Péruvienne qui l'a suivi en Suisse après leur mariage. Très rapidement, la relation se dégrade. Le mari est bientôt condamné à trois mois avec sursis, notamment pour lésions corporelles sur sa compagne. Séparé, le couple continue pourtant à avoir des relations sexuelles régulières. La femme expliquera qu'elle cédait à ses avances car elle avait peur de lui, et craignait pour la vie de ses enfants. A l'instigation d'une collaboratrice du centre Lavi de Fribourg, elle portera finalement plainte, l'accusant de viol et de contrainte sexuelle.

Désormais divorcée de l'accusé, elle a témoigné derrière un paravent, car elle ne souhaitait pas avoir un contact visuel avec lui. En termes simples, dignes et choisis, elle exprime son énorme souffrance, ses cauchemars, ces images de son fils ensanglanté qui la pourchassent. Elle craint pour la sécurité de sa fille aînée, issue d'un précédent lit. Moins pour elle-même: «Cela fait des années qu'il me répète que je resterai toute seule à mordre le sable.»

Prévenu de meurtre, l'homme, qui vit en détention préventive depuis trois ans et demi, accepte ce chef d'accusation. En revanche, il conteste formellement avoir violé ou contraint son ex-femme à des actes sexuels. «Elle était consentante», dit-il.

Le ministère public requiert neuf ans de prison pour meurtre, en tenant compte d'une responsabilité diminuée de moitié. La partie civile demande de 18 à 20 ans de prison, ou un internement dans un établissement spécialisé. La défense, elle, veut une condamnation pour meurtre, mais sans être assortie d'une peine. L'accusation de viol n'a pas été retenue. Le jugement sera prononcé vendredi.

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Mont Sainte-Odile: L'humour noir de la Justice française

On peut comprendre la colère des familles des 87 victimes et des neuf survivants du crash de l'Airbus A320 au Mont Sainte-Odile dans le massif des Vosges (Alsace, 20 janvier 1992). La cour d'appel de Colmar (Haut Rhin) a relaxé les six prévenus. Pourtant, Bernard Ziegler, l'ex-directeur technique d'Airbus et père de l'A320, avait été reconnu coupable de négligence dans la conception du cockpit de l'A320 en première instance. Cette erreur de conception aurait en effet pu tromper les pilotes de l'avion. En novembre 2007, le parquet de Colmar avait requis 18 mois de prison avec sursis contre Pierre-Henri Gourgeon, l'ex-directeur général de la DGAC et contre Claude Frantzen, l'ex-chef du contrôle technique de l'aviation civile, 12 mois contre Jacques Rantet, l'ex-directeur d'exploitation d'Air Inter et 9 mois contre Eric Lammari du contrôle aérien.

20 janvier 1992. Le vol Air Inter IT 5148 Lyon-Strasbourg est en approche de l'aéroport, l'équipage demande l'autorisation d'atterrir. Le contrôleur refuse, d'autres appareils vont décoller. L'Airbus A320 fait un tour d'attente au-dessus des Vosges, le commandant de bord décide d'enclencher le pilote automatique. L'A320 percute le Mont Sainte-Odile quelques minutes après, à 19 h 25, au lieu-dit La Boss dans le Bas-Rhin. Trois heures plus tard, les secouristes sont sur place et ne peuvent que constater l'ampleur du drame, le crash a fait 87 morts. Par miracle, il y a 9 rescapés. L'enregistrement des vingt dernières secondes du vol a été détruit dans l'incendie de l'appareil. Une hypothèse émise est alors celle-ci: Dérouté par la tour de contrôle dans cette météo exécrable sans visibilité au-dessus des Vosges, le commandant aurait branché le pilote automatique pour une descente de 12% au lieu de 3,3%, soit une vitesse de descente de 3 300 pieds par minute. Le copilote n'aurait rien remarqué sur le tableau de bord.

Le procès va durer quatorze ans devant le tribunal correctionnel de Colmar jusqu'aux 2 mai et 27 juin 2006. Selon une autre hypothèse, si l'Airbus A320 avait été équipé d'un radar prévenant de la proximité du sol, la catastrophe aurait pu être évitée. Ce radar alerte l'équipage par un "pull up" quinze secondes avant l'impact. Air Inter ne voulait pas équiper ses avions de ce radar. Depuis le crash du Mont Sainte-Odile, le radar est installé sur tous les avions français. Bernard Ziegler s'est déclaré «satisfait» de la décision du tribunal de Colmar. Echo, l'association des victimes, a été déboutée du remboursement des 500 000 Euros des frais d'avocats et de procédure. En Chine, on obligeait les familles à rembourser les balles des condamnés à mort exécutés. En Sarkozie, on condamne les familles des victimes et neuf survivants à payer 500 000 Euros. Les Colmariens devraient s'en souvenir en allant voter ce dimanche.

Alvaro Rendon, le président d'Echo, s'est effondré en larmes. «Nous avions confiance dans la justice de notre pays. Et on nous refuse même les frais d'avocat... C'est une honte, un scandale. C'est ça la justice de la France. C'est ça les paroles de notre Garde des Sceaux qui dit que les victimes seront entendues...» Pour la soeur du pilote, Nicole Hecquet, «C'est le pot de terre contre le pot de fer... Bernard Ziegler m'a dit personnellement que mon frère s'était suicidé. Et c'est cela que vient de reconnaître la justice...» Pour Airbus, les pilotes (tous tués dans la catastrophe) ont amorcé cette descente meurtrière "volontairement"... L'humour noir de la justice française laisse celui du Réveil des Marmottes sur la touche. Bientôt, on dira que les Poilus de 1914-1918 se sont suicidés collectivement.

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Un ancien repris de justice poignarde son ex-voisin de cellule

Accusé d’homicide volontaire, le présumé coupable, B. Rachid, âgé de 25 ans, ex-taulard et chômeur, a comparu dernièrement devant le tribunal criminel du parquet de Annaba pour répondre des charges qui lui sont reprochées.
D’après les informations judiciaires communiquées par l’arrêt de renvoi, les faits remontent à la journée du 22 novembre 2006 dans la paisible cité des 508 logements de la commune de Sidi Amar, une localité distante de 12 k du chef-lieu de la wilaya.Tout porte à croire que le mobile du crime était une ancienne dispute survenue entre l’accusé et sa victime B. Boubaker durant une période d’incarcération dans la prison même de Annaba. C’est en effet là que le meurtrier avait connu la victime qui, selon ses déclarations, lui faisait des problèmes monstres avec les autres détenus en voulant à tout prix salir son honneur mais sans résultat. Or, le 22 décembre 2006, les deux hommes étaient sortis de prison et ce jour-là ils se rencontrèrent par hasard. B. Boubaker, en compagnie de ses amis, appela son ex-voisin de cellule et quand le mis en cause s’est approché de lui, une vive bagarre à couteaux tirés a éclaté. Le témoin oculaire Z. Farès avait essayé d’apaiser les esprits en voulant les séparer mais à la vue des couteaux, il quitta rapidement les lieux. A ce moment précis, la victime avait réussi à porter un coup d’arme tranchante, blessant ainsi l’accusé à la main. Pris d’une folle rage, au même moment le tueur poignarda mortellement son adversaire par trois coups fatals notamment au cœur puis il avait pris la fuite. La victime succomba à ses blessures lors de son évacuation à l’hôpital. Durant son audition devant la cour, le mis en cause a déclaré : «Je n’avais aucun moyen pour me défendre sauf de cette façon !» Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a synthétisé les faits en arguant : «Il ne se passe pas une semaine sans qu’on enregistre un nouveau crime et chaque mois nous enquêtons sur 2 ou 3 cas d’homicide volontaire», avant de requérir la prison à vie à son encontre. L’avocate de la défense dans sa plaidoirie a souhaité la requalification des faits en coups et blessures involontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner en réclamant de larges circonstances atténuantes pour son mandant. Au terme du procès après délibérations, le verdict tomba : une peine de réclusion criminelle de 15 années de prison à l’encontre de l’accusé et une amende de 50 millions de centimes de dommages et intérêts

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Criminologie l'actualite criminelle © Layout By Hugo Meira.

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