En prévision d’une rave
«Ils étaient au volant d’une 205 pourrie, immatriculée dans le "7-6". Ils sont passés de nuit, au poste de Rekkem, qui doit être le plus surveillé de tous : ils étaient sûrs de se faire "topper". » Me Julien Neveux, avocat de l’un des deux prévenus, résume de manière cinglante l’équipée stupéfiante des deux Dieppois. Dans la voiture, les douaniers trouveront 100 g de résine de cannabis, 40 g de cocaïne et presqu’autant d’héroïne. Hier, les prévenus ont demandé un délai pour préparer leur défense, c’est donc uniquement sur leur placement ou non en détention qu’a statué le tribunal.
Pour le procureur, c’est « maintien en détention pour tous les deux ». Pour Orhan, à cause de son casier judiciaire, principalement. Pour Nicolas, parce qu’il ne croît pas à sa version. Ce dernier affirme en effet n’avoir pas même été au courant du transport. Selon lui, il n’était présent que pour faire le chauffeur, pour aller voir des prostituées à Anvers. Pour Me Navy, qui défend Nicolas, son client « crie son innocence de manière peut-être pas très raisonnable, mais cela ne veut pas dire que c’est faux ». Le tribunal a tranché : Orhan ira attendre son procès en prison tandis que Nicolas l’attendra à Dieppe, où il devra faire des analyses pour prouver qu’il ne consomme pas de drogue










