samedi 22 mars 2008

Entendue par la justice pour avoir provoqué la mort de son père en 2005

C’est un procès singulier qui s’est achevé hier soir à Douai où les jurés de la cour d’assises avaient à juger une Villeneuvoise de 22 ans, accusée de violences volontaires commises envers son père, entraînant sa mort sans avoir eu l’intention de la donner.
Au cours des deux jours de procès, empreints d’émotions, elle n’aura esquissé qu’un sourire, lorsque son frère lui a répété qu’il était fier d’elle, fier qu’elle suive une formation après avoir réussi un concours si difficile.

Ce sera le seul, tant ses regrets sont forts, tant le sentiment de responsabilité et de culpabilité qu’elle éprouve est grand.
Hélène, 22 ans, adoptée par une famille de Villeneuve-d’Ascq à l’âge de trois ans, était jugée pour violences volontaires envers son père, ayant entraîné sa mort sans qu’Hélène n’ait eu une seule seconde l’intention de la donner.
C’était le 5 janvier 2005 à Villeneuve-d’Ascq. Ce soir-là, avec ses parents, elle revient d’un séjour passé en Suisse, mais ne souhaite pas regagner le foyer familial où elle souffre d’un manque de liberté, où elle ne parvient pas s’épanouir. Ce n’est pas faute, pourtant, d’être entourée et aimée.
Mais Hélène, fragile, souffre de dépression depuis son adolescence, émaillée d’injustices, d’agressions, d’une quête d’identité prononcée, et au cours de laquelle s’enchaînent les fugues, les automutilations, les hospitalisations.
Ce soir-là, elle n’aspire donc qu’à une chose, prendre la route pour rejoindre son frère, l’image de l’émancipation réussie. Usant d’un stratagème, elle enferme sa mère dans le garage et demande la voiture à son père, qui refuse. Elle lui porte un coup de poing, le fait chuter et lui prend ses clefs. Mais le père ne bouge plus. Cardiaque, il est victime d’une crise. Paniquée, elle s’enfuit, avant de se laisser interpeller dans la Somme. Elle apprendra le décès de son père au cours de sa garde à vue. suite

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Il étrangle sa copine de 21 ans qui allait le quitter

Un jeune homme de 22 ans domicilié à Voiron (Isère) s'est rendu jeudi en fin de journée à la gendarmerie pour avouer qu'il avait tué dimanche sa concubine âgée de 21 ans qui voulait le quitter, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le corps de la jeune femme a effectivement été retrouvé par les policiers de la ville de Voiron dans l'appartement du couple. L'homme a déclaré aux enquêteurs qu'il avait étranglé sa compagne au cours d'une dispute alors qu'elle venait de lui annoncer qu'elle allait le quitter.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Grenoble. Maintenu en garde-à-vue, le meurtrier présumé sera présenté samedi à un juge d'instruction. Il devrait être mis en examen pour «homicide volontaire».

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lundi 17 mars 2008

"Bébés congelés de Séoul" : Véronique Courjault est renvoyée seule aux assises

" Après dix-huit mois d'instruction, la juge Marie-Dominique Boulard-Paolini, chargée de l'affaire dite des "bébés congelés", a renvoyé Véronique Courjault devant la cour d'assises d'Indre-et-Loire, mercredi 12 mars.
Mise en examen et écrouée depuis octobre 2006 pour "assassinats", Mme Courjault est accusée d'avoir tué, avec préméditation, trois de ses nouveau-nés. Conformément aux réquisitions du procureur de Tours, la juge a cependant ordonné un non-lieu pour son époux, Jean-Louis.

L'affaire avait commencé en juillet 2006, quand M. Courjault, ingénieur expatrié à Séoul, en Corée du Sud, avec son épouse et ses deux enfants - aujourd'hui âgés de 12 et 13 ans - avait averti la police coréenne après la découverte dans le congélateur de sa maison de deux nouveau-nés morts. Une information judiciaire avait alors été ouverte.

NOURRISSONS ÉTRANGLÉS

Après avoir d'abord nié les faits, à l'automne 2006, Mme Courjault a finalement reconnu être l'auteur de trois infanticides. Le premier aurait eu lieu en 1999 quand le couple résidait en Charente-Maritime. Après avoir accouché, Mme Courjault aurait étranglé le bébé avant de le brûler dans la cheminée.

Les deux autres infanticides auraient eu lieu à Séoul, en septembre 2002 et décembre 2003. Dans les deux cas, Mme Courjault aurait étranglé les nourrissons à la naissance, puis les aurait emballés dans des sacs en plastique avant de les placer dans son congélateur.

M. Courjault a toujours nié être au courant des grossesses de sa femme. Mais dans un premier temps, ses dénégations n'avaient pas convaincu et il avait été mis en examen pour "complicité" et placé sous contrôle judiciaire. Les deux époux avaient interdiction de se voir et ne pouvaient communiquer que par courrier.

L'enquête aurait démontré qu'il était possible que M. Courjault n'ait rien décelé des grossesses de son épouse. L'embonpoint de celle-ci et leur intimité distendue auraient contribué à cette situation. C'est la raison pour laquelle le procureur a requis le non-lieu, suivi par la juge d'instruction.

Le parquet général a néanmoins dix jours pour faire appel de cette décision. Il pourrait considérer que ce n'est pas à l'instruction, mais à la cour d'assises, composée de jurés, de décider ou non de l'innocence de M. Courjault.

Une incertitude qui inquiète les avocats des deux époux. "La parole de ma cliente sera beaucoup plus libre si elle sait que son époux ne risque rien", plaide Me Hélène Delhommais. Depuis un an et demi qu'elle est incarcérée, c'est en effet M. Courjault qui s'occupe des deux enfants du couple.

De nombreux médecins et psychologues spécialistes des problèmes de grossesses cachées dénoncent le traitement judiciaire qui s'applique aux mères infanticides. Selon le code pénal, Mme Courjault encourt la réclusion criminelle à perpétuité. "

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dimanche 16 mars 2008

Neuf ans de prison requis pour un infanticide

Il s'appelait Sébastien. Agé de trois ans et demi, cet enfant a été égorgé par son père en octobre 2004 dans les toilettes d'un centre commercial, à Fribourg. Ce dernier avait également tenté de se suicider (LT du 12.03.2008). En conflit avec son épouse - dont il vivait séparé - au sujet de l'extension de son droit de visite, il explique son geste par la panique et le désespoir.

L'homme, un Fribourgeois de 46 ans, a comparu mercredi devant le Tribunal pénal de la Sarine. Petit, sec, oscillant nerveusement sur sa chaise, il ne semble pas entièrement mesurer le poids des accusations qui pèsent sur lui. Au contraire, durant une majeure partie de l'audition, il se présentera en victime.

«Je ne suis pas un type méchant. J'ai agi par désespoir et non par vengeance, colère ou méchanceté. Sur le moment, je ne savais plus ce que je faisais. Ma peine, c'est que j'ai survécu», affirme-t-il.

Le prévenu vivait une relation apparemment chaotique avec la mère de Sébastien, une Péruvienne qui l'a suivi en Suisse après leur mariage. Très rapidement, la relation se dégrade. Le mari est bientôt condamné à trois mois avec sursis, notamment pour lésions corporelles sur sa compagne. Séparé, le couple continue pourtant à avoir des relations sexuelles régulières. La femme expliquera qu'elle cédait à ses avances car elle avait peur de lui, et craignait pour la vie de ses enfants. A l'instigation d'une collaboratrice du centre Lavi de Fribourg, elle portera finalement plainte, l'accusant de viol et de contrainte sexuelle.

Désormais divorcée de l'accusé, elle a témoigné derrière un paravent, car elle ne souhaitait pas avoir un contact visuel avec lui. En termes simples, dignes et choisis, elle exprime son énorme souffrance, ses cauchemars, ces images de son fils ensanglanté qui la pourchassent. Elle craint pour la sécurité de sa fille aînée, issue d'un précédent lit. Moins pour elle-même: «Cela fait des années qu'il me répète que je resterai toute seule à mordre le sable.»

Prévenu de meurtre, l'homme, qui vit en détention préventive depuis trois ans et demi, accepte ce chef d'accusation. En revanche, il conteste formellement avoir violé ou contraint son ex-femme à des actes sexuels. «Elle était consentante», dit-il.

Le ministère public requiert neuf ans de prison pour meurtre, en tenant compte d'une responsabilité diminuée de moitié. La partie civile demande de 18 à 20 ans de prison, ou un internement dans un établissement spécialisé. La défense, elle, veut une condamnation pour meurtre, mais sans être assortie d'une peine. L'accusation de viol n'a pas été retenue. Le jugement sera prononcé vendredi.

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Mont Sainte-Odile: L'humour noir de la Justice française

On peut comprendre la colère des familles des 87 victimes et des neuf survivants du crash de l'Airbus A320 au Mont Sainte-Odile dans le massif des Vosges (Alsace, 20 janvier 1992). La cour d'appel de Colmar (Haut Rhin) a relaxé les six prévenus. Pourtant, Bernard Ziegler, l'ex-directeur technique d'Airbus et père de l'A320, avait été reconnu coupable de négligence dans la conception du cockpit de l'A320 en première instance. Cette erreur de conception aurait en effet pu tromper les pilotes de l'avion. En novembre 2007, le parquet de Colmar avait requis 18 mois de prison avec sursis contre Pierre-Henri Gourgeon, l'ex-directeur général de la DGAC et contre Claude Frantzen, l'ex-chef du contrôle technique de l'aviation civile, 12 mois contre Jacques Rantet, l'ex-directeur d'exploitation d'Air Inter et 9 mois contre Eric Lammari du contrôle aérien.

20 janvier 1992. Le vol Air Inter IT 5148 Lyon-Strasbourg est en approche de l'aéroport, l'équipage demande l'autorisation d'atterrir. Le contrôleur refuse, d'autres appareils vont décoller. L'Airbus A320 fait un tour d'attente au-dessus des Vosges, le commandant de bord décide d'enclencher le pilote automatique. L'A320 percute le Mont Sainte-Odile quelques minutes après, à 19 h 25, au lieu-dit La Boss dans le Bas-Rhin. Trois heures plus tard, les secouristes sont sur place et ne peuvent que constater l'ampleur du drame, le crash a fait 87 morts. Par miracle, il y a 9 rescapés. L'enregistrement des vingt dernières secondes du vol a été détruit dans l'incendie de l'appareil. Une hypothèse émise est alors celle-ci: Dérouté par la tour de contrôle dans cette météo exécrable sans visibilité au-dessus des Vosges, le commandant aurait branché le pilote automatique pour une descente de 12% au lieu de 3,3%, soit une vitesse de descente de 3 300 pieds par minute. Le copilote n'aurait rien remarqué sur le tableau de bord.

Le procès va durer quatorze ans devant le tribunal correctionnel de Colmar jusqu'aux 2 mai et 27 juin 2006. Selon une autre hypothèse, si l'Airbus A320 avait été équipé d'un radar prévenant de la proximité du sol, la catastrophe aurait pu être évitée. Ce radar alerte l'équipage par un "pull up" quinze secondes avant l'impact. Air Inter ne voulait pas équiper ses avions de ce radar. Depuis le crash du Mont Sainte-Odile, le radar est installé sur tous les avions français. Bernard Ziegler s'est déclaré «satisfait» de la décision du tribunal de Colmar. Echo, l'association des victimes, a été déboutée du remboursement des 500 000 Euros des frais d'avocats et de procédure. En Chine, on obligeait les familles à rembourser les balles des condamnés à mort exécutés. En Sarkozie, on condamne les familles des victimes et neuf survivants à payer 500 000 Euros. Les Colmariens devraient s'en souvenir en allant voter ce dimanche.

Alvaro Rendon, le président d'Echo, s'est effondré en larmes. «Nous avions confiance dans la justice de notre pays. Et on nous refuse même les frais d'avocat... C'est une honte, un scandale. C'est ça la justice de la France. C'est ça les paroles de notre Garde des Sceaux qui dit que les victimes seront entendues...» Pour la soeur du pilote, Nicole Hecquet, «C'est le pot de terre contre le pot de fer... Bernard Ziegler m'a dit personnellement que mon frère s'était suicidé. Et c'est cela que vient de reconnaître la justice...» Pour Airbus, les pilotes (tous tués dans la catastrophe) ont amorcé cette descente meurtrière "volontairement"... L'humour noir de la justice française laisse celui du Réveil des Marmottes sur la touche. Bientôt, on dira que les Poilus de 1914-1918 se sont suicidés collectivement.

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Un ancien repris de justice poignarde son ex-voisin de cellule

Accusé d’homicide volontaire, le présumé coupable, B. Rachid, âgé de 25 ans, ex-taulard et chômeur, a comparu dernièrement devant le tribunal criminel du parquet de Annaba pour répondre des charges qui lui sont reprochées.
D’après les informations judiciaires communiquées par l’arrêt de renvoi, les faits remontent à la journée du 22 novembre 2006 dans la paisible cité des 508 logements de la commune de Sidi Amar, une localité distante de 12 k du chef-lieu de la wilaya.Tout porte à croire que le mobile du crime était une ancienne dispute survenue entre l’accusé et sa victime B. Boubaker durant une période d’incarcération dans la prison même de Annaba. C’est en effet là que le meurtrier avait connu la victime qui, selon ses déclarations, lui faisait des problèmes monstres avec les autres détenus en voulant à tout prix salir son honneur mais sans résultat. Or, le 22 décembre 2006, les deux hommes étaient sortis de prison et ce jour-là ils se rencontrèrent par hasard. B. Boubaker, en compagnie de ses amis, appela son ex-voisin de cellule et quand le mis en cause s’est approché de lui, une vive bagarre à couteaux tirés a éclaté. Le témoin oculaire Z. Farès avait essayé d’apaiser les esprits en voulant les séparer mais à la vue des couteaux, il quitta rapidement les lieux. A ce moment précis, la victime avait réussi à porter un coup d’arme tranchante, blessant ainsi l’accusé à la main. Pris d’une folle rage, au même moment le tueur poignarda mortellement son adversaire par trois coups fatals notamment au cœur puis il avait pris la fuite. La victime succomba à ses blessures lors de son évacuation à l’hôpital. Durant son audition devant la cour, le mis en cause a déclaré : «Je n’avais aucun moyen pour me défendre sauf de cette façon !» Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a synthétisé les faits en arguant : «Il ne se passe pas une semaine sans qu’on enregistre un nouveau crime et chaque mois nous enquêtons sur 2 ou 3 cas d’homicide volontaire», avant de requérir la prison à vie à son encontre. L’avocate de la défense dans sa plaidoirie a souhaité la requalification des faits en coups et blessures involontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner en réclamant de larges circonstances atténuantes pour son mandant. Au terme du procès après délibérations, le verdict tomba : une peine de réclusion criminelle de 15 années de prison à l’encontre de l’accusé et une amende de 50 millions de centimes de dommages et intérêts

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Criminologie l'actualite criminelle © Layout By Hugo Meira.

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