Entendue par la justice pour avoir provoqué la mort de son père en 2005
C’est un procès singulier qui s’est achevé hier soir à Douai où les jurés de la cour d’assises avaient à juger une Villeneuvoise de 22 ans, accusée de violences volontaires commises envers son père, entraînant sa mort sans avoir eu l’intention de la donner.
Au cours des deux jours de procès, empreints d’émotions, elle n’aura esquissé qu’un sourire, lorsque son frère lui a répété qu’il était fier d’elle, fier qu’elle suive une formation après avoir réussi un concours si difficile.
Ce sera le seul, tant ses regrets sont forts, tant le sentiment de responsabilité et de culpabilité qu’elle éprouve est grand.
Hélène, 22 ans, adoptée par une famille de Villeneuve-d’Ascq à l’âge de trois ans, était jugée pour violences volontaires envers son père, ayant entraîné sa mort sans qu’Hélène n’ait eu une seule seconde l’intention de la donner.
C’était le 5 janvier 2005 à Villeneuve-d’Ascq. Ce soir-là, avec ses parents, elle revient d’un séjour passé en Suisse, mais ne souhaite pas regagner le foyer familial où elle souffre d’un manque de liberté, où elle ne parvient pas s’épanouir. Ce n’est pas faute, pourtant, d’être entourée et aimée.
Mais Hélène, fragile, souffre de dépression depuis son adolescence, émaillée d’injustices, d’agressions, d’une quête d’identité prononcée, et au cours de laquelle s’enchaînent les fugues, les automutilations, les hospitalisations.
Ce soir-là, elle n’aspire donc qu’à une chose, prendre la route pour rejoindre son frère, l’image de l’émancipation réussie. Usant d’un stratagème, elle enferme sa mère dans le garage et demande la voiture à son père, qui refuse. Elle lui porte un coup de poing, le fait chuter et lui prend ses clefs. Mais le père ne bouge plus. Cardiaque, il est victime d’une crise. Paniquée, elle s’enfuit, avant de se laisser interpeller dans la Somme. Elle apprendra le décès de son père au cours de sa garde à vue. suite
Au cours des deux jours de procès, empreints d’émotions, elle n’aura esquissé qu’un sourire, lorsque son frère lui a répété qu’il était fier d’elle, fier qu’elle suive une formation après avoir réussi un concours si difficile.
Ce sera le seul, tant ses regrets sont forts, tant le sentiment de responsabilité et de culpabilité qu’elle éprouve est grand.
Hélène, 22 ans, adoptée par une famille de Villeneuve-d’Ascq à l’âge de trois ans, était jugée pour violences volontaires envers son père, ayant entraîné sa mort sans qu’Hélène n’ait eu une seule seconde l’intention de la donner.
C’était le 5 janvier 2005 à Villeneuve-d’Ascq. Ce soir-là, avec ses parents, elle revient d’un séjour passé en Suisse, mais ne souhaite pas regagner le foyer familial où elle souffre d’un manque de liberté, où elle ne parvient pas s’épanouir. Ce n’est pas faute, pourtant, d’être entourée et aimée.
Mais Hélène, fragile, souffre de dépression depuis son adolescence, émaillée d’injustices, d’agressions, d’une quête d’identité prononcée, et au cours de laquelle s’enchaînent les fugues, les automutilations, les hospitalisations.
Ce soir-là, elle n’aspire donc qu’à une chose, prendre la route pour rejoindre son frère, l’image de l’émancipation réussie. Usant d’un stratagème, elle enferme sa mère dans le garage et demande la voiture à son père, qui refuse. Elle lui porte un coup de poing, le fait chuter et lui prend ses clefs. Mais le père ne bouge plus. Cardiaque, il est victime d’une crise. Paniquée, elle s’enfuit, avant de se laisser interpeller dans la Somme. Elle apprendra le décès de son père au cours de sa garde à vue. suite










