mercredi 29 août 2007

Il vole deux voitures de police

Le cordonnier, disait ma grand-mère, est souvent le plus mal chaussé. Hier, c’est une procédure concernant, entre autres, le vol de deux voitures de police banalisées, fin août, qui illustrait ce proverbe.

L’action se déploie dans la nuit du 20 au 21 août. Trois compères en goguette dans les rues de Lille s’en prennent aux voitures en stationnement.
Une Peugeot 106 est pillée. Du chocolat et des paires de lunettes disparaissent. Une Renault 21 passe ensuite à la casserole. Gros dégâts là-aussi ainsi qu’une boîte à outils, des vêtements et du cirage aux abonnés absents. Rue Jeanne Maillotte, c’est une Renault Scenic banalisée de la police qui est pillée.
Les voleurs trouvent dedans les clés d’une Twingo de la police, garée à côté, et prennent la poudre d’escampette avec cette seconde voiture banalisée. Le trio est arrêté rue de Valmy. Un des trois est mineur et sera jugé devant le juge des enfants. Le second prévenu est bizarrement mis hors de cause. Reste dans le box Saïd Benlarbi, 26 ans, ex-toxicomane, déjà condamné, qui crie son innocence : « Les deux autres étaient en forme quand ils ont été interrogés ! Moi, j’avais pris de l’alcool et du Valium ! ». Me Karine Dosio, en défense, confirme : « Effectivement, comme il n’était pas dans son état normal, il a été interrogé plus tard ». La procureure ajoute : « Je ne comprends pas pourquoi l’autre n’est pas là, il faut des investigations complémentaires ! ». D’où quelques échanges, sauce aigre-douce, entre les juges et la procureure. « Mon client n’a fait que manger un morceau de chocolat et conduit un peu la Twingo » affirme Me Dosio.
15 mois de prison dont 8 avec sursis et mise à l’épreuve

Read more...

Une canule dans les veines oublie

Étrange affaire de « canule » plaidée hier devant le juge des référés (procédure d’urgence) hier matin. Elle concerne une médecin angiologue de Lille, autrement dit une spécialiste de la circulation veineuse. Le long tuyau de plastique en question est appelé par les médecins « guide cook ». C’est une canule introduite dans une veine afin de faciliter la circulation sanguine. Apparemment, un médecin ne s’occupe que des petites veines bouchées. Les plus grosses, comme celles de la jambe, sont plutôt du domaine de la chirurgie. Et, selon Me Carole Jeanningros, l’angiologue concernée aurait dû retirer le tuyau. Résultats des courses : depuis avril 2003, le client de l’avocate, un chercheur en mathématiques lillois âgé de 50 ans, a souffert énormément et a risqué sa vie. En effet, la canule aurait pu bloquer la circulation de son cerveau. Finalement, on a retrouvé l’objet, placé au départ dans la jambe, dans le poumon. L’avocat réclame au juge la désignation urgente d’un expert pour quantifier le préjudice. Réponse dans quelques jours

Read more...

L’homme invisible en prison

Zakaria Wassif, peut-être âgé de 23 ans et qui s’appelle peut-être comme il l’indique, a été interpellé lundi à la sortie d’une résidence d’étudiants.

Malgré les fichiers informatisés d’empreintes, il existe encore des gens qui passent totalement entre les mailles du filet. Celui qui se nommerait Zakaria Wassif se dit natif de Lille, mais on ne trouve pas un acte de naissance en mairie qui correspondrait, et, au fichier de Nantes, on ne trouve pas non plus de casier, même vierge, à son nom. Les parents ? « Je ne sais pas pourquoi ils m’ont mis dehors », lâche le prévenu. Sa petite amie ? « Elle habite Porte d’Arras », mais aucune précision complémentaire n’arrive. En tout cas, rue Frédéric Combemale à Lille, dans la résidence universitaire, le prévenu aurait des amis. Qu’il ne veut pas nommer. Mais c’est pour cette raison que le SDF aurait l’habitude d’y prendre des douches.
Ce n’est pas du tout l’impression des témoins qui aperçoivent un fuyard, à travers un trou qu’il découpe dans le grillage, quittant avec précipitation les locaux où demeurent les étudiants. Un volé arrive. On retrouve quelques objets qui auraient été dérobés. Mais rien n’a l’air très sûr. Me Abderrahmane Hammouch plaide avec brio la relaxe faute d’indices suffisants. Toutefois, « l’homme invisible », au moins des fichiers, se retrouve en prison pour trois mois.

Read more...

vendredi 24 août 2007

comparution immédiate après cinq semaines de détention provisoire

Jamais condamné, le jeune homme, sous curatelle, était placé dans un foyer lillois। Un jour de juillet il met le feu à un chariot, du modèle de ceux dont se servent les femmes de ménage dans les collectivités. Quelques produits flambent, le sinistre est vite maîtrisé. Stupéfaction à l’audience : l’incendiaire, défendu par Me Thierry Debrabant, apparaît très proche de la folie totale. Comme souvent, après avoir décrit les multiples désordres mentaux du prévenu, l’expert psychiatre conclut que, néanmoins, il n’y a pas abolition totale du discernement. Donc, on peut punir.

suite

Read more...

première peine plancher appliquée au tribunal de Lille

C’est la première peine plancher appliquée au tribunal de Lille : une année de prison pour un petit vol। Ceci dit, ce larcin pourrait cacher une bien plus grosse affaire. Une enquête est en cours...

suite

Read more...

Deux ans pour un cogneur

La scène se passe le 2 août dernier alors que le jeune homme se trouve en garde à vue au commissariat de Tourcoing pour avoir attaqué sa concubine avec un couteau.
Apparemment, ces violences conjugales et l’interpellation qui suit n’ont pas douché l’énervement du gardé à vue : il profite d’une sortie de cellule pour aller aux toilettes et, dans la foulée, tombe brusquement à bras raccourcis sur un policier qu’il avait dans le collimateur. Pourquoi cette violence ?
« Les policiers me saoulaient avec leurs questions ! », déclare l’ex-gardé à vue।

suite

Read more...

Un papy dealer !

Retraité, plutôt bedonnant, l’air un peu bizarre : il n’est pas sûr qu’on achète les yeux fermés une voiture d’occasion à Raphaël Delannoy. Mais de là à penser que l’homme, depuis cinq ans, dealait de l’héroïne ! « J’allais me ravitailler régulièrement en Hollande, toujours dans la même station-service, et j’avais sept clients très fidèles », admet-il hier du bout des lèvres.
Au cours de l’instruction, malgré les témoignages accumulés, Raphaël Delannoy avait nié pour l’essentiel. Mais hier, sans doute sur les conseils de son avocat, Jérôme Pianezza, le papy dealer passait à table de façon plus vraisemblable.
Reste que, côté explications, c’est un peu sec। Certes, l’épouse de l’ex-gros commerçant en bonneterie est décédée. Certes, son entrepôt, voici dix ans, a été incendié. Mais ce genre de malheurs ne transforme pas illico les retraités en dealers.

suite

Read more...

jeudi 23 août 2007

Un ancien receveur de La Poste écroué pour une malversation présumée d'un million d'euros

Un ancien receveur de La Poste du Haut-Rhin a été écroué mercredi après avoir été mis en examen pour le détournement présumé d'un million d'euros au détriment de plusieurs dizaines de victimes, a-t-on appris de source judiciaire.

L'employé, qui travaillait à Andolsheim, une petite commune proche de Colmar (Haut-Rhin), a été mis en examen par un juge d'instruction de Colmar pour abus de confiance, faux et usage de faux par agent du service public। Ce père de famille de 55 ans aurait commencé ce détournement il y a une bonne dizaine d'années.

suite

Read more...

Triple infanticide à Albertville, en Savoie

Les corps de trois nouveaux nés décédés au cours des dernières années ont été découverts mercredi au domicile de la mère qui a reconnu les avoir dissimulés dans des malles et dans un congélateur, tout en assurant que son compagnon n'était pas au courant.


La femme a été placée en garde à vue, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Les corps des bébés, nés en 2001, 2003 et 2006, ont été découverts dans une malle métallique et dans une caisse. Ils étaient recouverts de plusieurs sacs en plastique fermés. Auparavant, les nouveaux-nés avaient été cachés dans un congélateur.

Un voisin octogénaire, Heraldo Anselmo, était au côté du père peu après la macabre découverte. Il raconte: "Le père avait sorti une malle métallique devant son garage, où il y avait des bottes, des boules de pétanque, mais aussi un sac poubelle contenant le corps d'un bébé. Il m'a aussitôt appelé, il était perdu."

"On a ouvert ensemble un second sac, ça sentait mauvais, on a découvert un deuxième bébé", ajoute le voisin.

Le troisième corps d'un nouveau-né a été retrouvé dans une caisse comprenant notamment un arbre de Noël synthétique।

suite

Read more...

dimanche 19 août 2007

Père incestueux condamné à 7 ans

Il avait violé sa fille pendant plus de 20 ans, même après son mariage

VERVIERS Sept ans de prison : c'est ce qui attend Andreas, un habitant de Battice de 61 ans, convaincu par le tribunal d'avoir violé sa fille aînée pendant plus de 20 ans, d'attouchements sur une autre alors qu'elle avait 13 ans et d'attouchements sur deux de ses petits-fils.

C'est en décembre dernier que les deux filles, âgées aujourd'hui de plus de trente ans, ont porté plainte, après s'être aperçues l'une l'autre qu'elles n'étaient pas seules dans le cas. Un conseil de famille a permis de dévoiler certaines choses, et c'est pourquoi elles ont porté plainte.

C'est l'aînée qui a le plus souffert des assiduités de son père, depuis qu'elle avait 13 ans। Mais ce n'est que quand elle a été mariée, et en plus enceinte de 5 mois, qu'il l'a réellement violée, régulièrement.

suite

Read more...

samedi 18 août 2007

Le ravisseur du petit Enis se serait fait prescrire du Viagra, selon deux quotidiens

Le pédophile récidiviste Francis Evrard a déclaré aux policiers enquêtant sur l'enlèvement du petit Enis à Roubaix qu'il s'était fait prescrire un médicament contre les troubles de l'érection, rapportent samedi deux quotidiens.

"Lors de la fouille de Francis Evrard, les enquêteurs ont effectivement retrouvé une plaquette de Viagra entamée", affirme "Le Parisien/Aujourd'hui en France". Selon ce journal, le ravisseur présumé du garçonnet a déclaré aux policiers qu'il "s'était fait prescrire du Viagra par le médecin de la prison".

"Le Figaro" ne confirme pas la découverte des pilules bleues et avance une version légèrement différente. D'après le quotidien, le suspect a expliqué aux enquêteurs "qu'après avoir quitté le centre de détention de Caen, le 2 juillet, le médecin chargé de le recevoir dans le cadre de son suivi judiciaire lui aurait prescrit du Viagra à sa demande".

Francis Evrard, 61 ans, a été interpellé mercredi soir après minuit dans un garage de Roubaix, où a été retrouvé le petit Enis, cinq ans, qui avait disparu du domicile de ses parents en début d'après-midi.

Il avait été condamné en 1975 à 15 ans de réclusion pour attentat à la pudeur avec violences sur mineur de 15 ans. Dix ans plus tard, il avait écopé de quatre ans d'emprisonnement pour des faits de nature similaire. En 1989, enfin, il avait été condamné à 27 ans de réclusion criminelle pour viols sur mineurs de 15 ans. Après en avoir purgé 18 ans, il avait été relâché de la prison de Caen le 2 juillet 2007 avec une obligation de soins: un suivi médico-psychologique accompagné d'un traitement hormonal, auxquels il s'était soustrait, d'après le parquet de Lille

Read more...

Les coups et les douleurs

Autant le dire tout de suite, malgré ses airs branchés et ses diplômes de commerce, Joe A., un Roubaisien âgé de 28 ans, n’a pas l’air d’avoir inventé l’eau chaude. Il écope de cinq mois de sursis avec mise à l’épreuve.

Le 22 juin, il frappe sa compagne. Des gifles, des coups, des hurlements, des chantages au suicide, un couteau brandi. Il devait passer plus tard devant le tribunal. Mais, dès le 3 juillet, rebelote. Nouvelle intervention de la police pour un scénario similaire.
Avec sa coupe de cheveux qui lui donne l’air d’avoir un petit béret de parachutiste sur la tête, Joe A., dès ses premières réponses, n’a pas l’air d’un adulte : « Elle était sortie en boîte, elle ne voulait pas me dire avec qui, j’étais jaloux », résume le prévenu. La présidente soupire : « On a l’impression d’entendre un adolescent qui raconte son premier flirt avec une collégienne ».
Changement d’attitude alors du prévenu : « J’ai un truc en moi qui ne marche pas, il y a plein de choses qui me passent par la tête ».
Toujours est-il que le jeune homme cherche à se faire passer pour une victime. Chez son amie, il tente de se suicider avec un couteau à steak. En garde à vue, il se claque la tête contre les parois de la cellule. Cinq mois de sursis avec mise à l’épreuve pour le prévenu défendu par Me Delphine Poly

Read more...

Un voleur au bout du rouleau

Deux tentatives de vol complètement minables dans des voitures à Lille le 16 août. Mais hier, le voleur, à bout de forces, explique qu’il veut aller en prison !

Au bout du rouleau. Nordine T., 40 ans, en paraît bien quinze de plus. Les stupéfiants expliquent sa silhouette écroulée. Les maladies aussi. Le 16 août, il brise donc les vitres d’une Mercedes non loin du commissariat central à Lille. Il est repéré mais trop tard. Un peu plus loin rue de Paris, à deux pas de l’hôtel Ibis, il recommence son manège avec une 205. L’homme nie formellement cette seconde voiture pillée.
Mais des ouvriers l’ont interpellé et, en attendant la police, ont immobilisé le prévenu en le ligotant avec des rouleaux d’adhésif. Par ailleurs, on lui reproche aussi l’achat de quelques vêtements contrefaits sur le marché de Wazemmes. La présidente Hélène Judes apprécie médiocrement de revoir ce prévenu car, dimanche dernier, elle l’avait remis en liberté après une autre tentative minable de vol. « À ce moment-là, vous vouliez être remis en liberté mais aujourd’hui, si j’ai bien compris, vous tenez à aller en prison ? », interroge la magistrate. Soupirs du prévenu : « Oui, rien ne va plus, je suis au bout du rouleau, je suis en totale rupture avec ma famille, je vais finir par commettre l’irréparable, il faut me mettre en prison pour que j’arrête et que le service psychiatrie me prenne en charge. Dehors, ça ne marchera jamais ».

La « peine plancher »

suite

Read more...

vendredi 17 août 2007

La « racket company » ?

Ils sont quatre, deux majeurs et deux mineurs, accusés d’avoir participé à un racket organisé sur Roubaix et Lille. L’argent extorqué servait à acheter du cannabis à Terneuzen (Pays-Bas).

On ne fait pas de racket sans casser des têtes, ce pourrait être le slogan pas très philosophique qui résume le mieux cette affaire d’extorsion à première vue plutôt bien organisée. Deux majeurs et deux mineurs sont impliqués, et c’est justement ce qui complique un peu le dossier. Il faudra donc attendre l’audience devant le tribunal des enfants pour ouvrir le livre côté majeurs avec Karim et Mahiédine.
Mais déjà, l’affaire semble quelque peu sensible। Dans le box, Karim a très vite fait comprendre à son « collègue » qui, lui, comparaissait libre, qu’une fois sorti, il pourrait lui venir l’envie de régler quelques comptes : « Le monde est petit, on se reverra bientôt... ». La présidente Cécile Dangles a fait enregistrer par la greffière les menaces pour le procès d’octobre. D’ici là, on ne saura que ce qui leur est reproché. Disons, que sous le prétexte de divers recouvrements de dettes pour des marchés d’une nature illicite, du deal de stupéfiants, une « bande de jeunes » - c’est comme ça qu’ils sont décrits - aurait à plusieurs reprises, entre décembre 2005 et février 2006, séquestré et racketté d’autres jeunes en vue de s’approvisionner en cannabis. De ce qu’a pu en savoir pour l’heure Me Franck Chatelain, qui défend un des majeurs, le modus operandi était assez bien huilé. Les quatre présumés racketteurs se présentent au domicile de la victime, le menacent, voire ça et là la frappent un peu, se servent au passage dans l’appartement en vêtements, portables et consoles de jeux vidéo, puis emmènent avec eux la victime à un distributeur d’argent, lui font retirer le maximum de liquide sur son compte, puis l’embarquent en voiture direction les Pays-Bas. À Terneuzen, ils envoient à leur place leur « pigeon » voyageur acheter le matos, prennent la marchandise et ramènent enfin le financeur malgré lui à la maison ou pas loin du moins. Reste à dealer ou à fumer le cannabis à la bonne santé des plumés.

suite

Read more...

jeudi 16 août 2007

Deux enfants terrorisés

L’affaire se déroule le 8 juillet lors d’une fête Parc Clemenceau. Un délinquant récidiviste se montre très menaçant envers deux jeunes âgés de 13 ans. Heureusement, des passants sont intervenus.

Ce 8 juillet, c’est fête au Parc Clemenceau, à Tourcoing. Soualmia boit comme un trou. Ce qui lui permet de rester approximatif sur les détails. Mais, sur l’essentiel, il est formel : « Menacer des enfants et leur demander de ramener de l’argent ou la carte bleue de leur mère, c’est pas possible ! ». Le prévenu admet tout de même une chose : « Je m’amusais au samouraï avec un bâton, je faisais des grands gestes ». Ce que la justice appelle des violences avec arme par destination.
Robert et Bernard (ce ne sont pas les vrais prénoms), âgés de 13 ans, sont donc menacés et doivent rester assis sur le gazon tandis que le prévenu « s’amuse » devant eux। Outre les menaces concernant l’argent et le code confidentiel des cartes bancaires des parents, l’homme évoque la possible agression sexuelle qu’il pourrait faire avec son bâton sur les enfants. En termes très crus évidemment.

suite

Read more...

lundi 13 août 2007

Un cutter, ça fait peur...

.. Et ça peut surtout faire très mal quand un individu, qui en est à plus de 20 passages en prison, le pointe vers vous et qu’il jure de « vous crever ». Bilan : 4 mois ferme pour un agresseur aux limites de la maladie mentale.

La présidente Cécile Dangles le dit tout de suite : elle ne pense pas que Valéry Veau, 40 ans, soit un malade mental. Et pourtant, le portrait qui ressort des examens psychiatriques comme de son CV carcéral pourrait le laisser aisément croire. D’abord, son menu biochimique quotidien qui se compose d’un copieux plateau de 39 cachets, essentiellement des psychotropes, par jour. Valéry Veau a le cerveau comme un légume. D’autant qu’il aime aussi boire et fumer, en quantité, du cannabis.
Et puis, il y a les rapports psychiatriques qui disent de Valéry Veau qu’il n’est que « partiellement accessible à une sanction pénale » , qu’il présente une certaine « personnalité psychopathique ». En outre, l’homme est sujet à des crises de tétanie régulières et durant celles-ci, il a tendance à s’auto-mutiler. Son conseil, Me Lancien, en témoigne : « Il a sur lui des scarifications partout et 60 points de sutures ».
Alors une fois ce tableau dressé, on comprendrait presque mieux sa réaction quand ce soir du 8 juillet dernier il tente d’aller s’en prendre à une ex-copine et à son copain qui, par personne interposée, lui auraient proféré des menaces. Il a le cutter sur lui, « normal, je m’auto-mutile tout le temps » , il a quelques bières dans le ventre, cinq, les médicaments et en plus il est fâché. Alors, devant le domicile de l’ex-copine, il hurle qu’il veut les crever et tape dans les persiennes. Bilan : une 25e entrée en prison pour 4 mois ferme.

Read more...

Un voleur de cuivre nickel chrome

Quand on l’arrête, on trouve dans son sac 15 kg de cuivre dérobés sur le site de Rhodia et des affaires de toilette. Avant le larcin, le voleur est passé par les vestiaires de foot prendre une douche.

Me Lebas le connaît bien son client : « Dans le cabinet, les collègues l’appellent Calimero ou "le vilain petit canard" » à cause de l’air abattu qu’il affiche en permanence et des histoires de paumés qui chaque fois l’amènent avec son avocat devant les tribunaux.
À 25 ans, Ibrahim Guiro en est à 13 mentions sur son casier judiciaire. Pour vols et plus souvent tentatives de vols tant, c’est vrai, il a l’air de cultiver une certaine déveine. Vendredi dernier, c’est à sa sortie de la friche Rhodia, à Saint-André-lez-Lille, qu’il se fait une énième fois pincer avec du cuivre dans le sac. Quinze kilos au total, soit à peine 60 euros envisageables à la revente.
Avant de se mettre au découpage du métal, le pilleur s’est toutefois accordé un peu de soin en empruntant les douches du club de foot voisin. « Je sortais d’une nuit blanche, j’avais besoin d’une douche ». Et s’il ne la prend pas chez lui, c’est que ses parents ont décidé de ne plus lui ouvrir la porte.
« Voilà le résumé de sa vie, s’émeut Me Lebas. Un pauvre garçon, fils d’un père très autoritaire et d’une femme de ménage. Un appartement de 50 m² où vivent 9 frères et soeurs. Et pour Ibrahim, la triste habitude des boîtes d’intérim qui pratiquent la discrimination. Lui tout ce qu’il veut, c’est un CDI... ». À cela s’ajoutent des « problèmes d’alcool avec la drogue » tente d’expliquer le prévenu.

Avec un ours en peluche
N’empêche pour ce vendredi, on lui reproche aussi des dégradations sur le local de foot. Ibrahim a un argument qui fait mousse : « ce n’est pas moi qui ai cassé les carreaux des vestiaires puisque j’étais sous ma douche ». La présidente Cécile Dangles n’avale pas la tasse. Tout comme elle refuse de s’attendrir aux détails romanesques de Me Lebas qui se souvient d’Ibrahim Guiro venir à la barre une peluche à la main, celle offerte par sa copine rencontrée quelques semaines plus tôt. Jugement : cinq mois ferme pour le voleur de métal propre sur lui.

Read more...

samedi 11 août 2007

Une soeur trop surveillée

Problème de société। Karima, 23 ans, travaille régulièrement, vit avec son compagnon, Julien. Pour qu’elle quitte Julien, elle est enlevée, séquestrée et frappée par un frère aîné

suite

Read more...

mercredi 8 août 2007

Case prison pour l’alcoolo

Le 6 août, des gendarmes à Villeneuve d’Ascq se livrent à un contrôle de routine vers 15 h 40.
Tony Van Eyck, 30 ans, tombe dans les filets de la maréchaussée : il est ivre au volant de son auto. Le prévenu n’a pas une tête à ne boire que du jus de parapluie et le casier judiciaire confirme cette impression : six fois condamné pour des motifs similaires. Me François Parrain tente d’annuler la procédure en invoquant un procès-verbal d’interpellation qui serait aux abonnés absents mais la présidente Dangles écarte cette argutie. Reste le passé alcoolisé de Van Eyck qui devrait pourtant ne plus pouvoir voir l’alcool en peinture : « La dernière fois, vous avez été un mois en prison en pleines fêtes de Noël, ça ne vous a pas fait réfléchir de ne pas voir vos enfants ? » Le prévenu balbutie une réponse indistincte.
Cette fois, ce sont deux mois de prison qui dégringolent sur la tête du conducteur de la Twingo

Read more...

Micmac dans un labo

Francine L., 55 ans, n’en mène pas large quand elle arrive menottée entre deux policiers devant la présidente Dangles.
On accuse la prévenue d’avoir tripatouillé les comptes du laboratoire d’analyse médicale où elle était employée. Le moyen employé avait le mérite de la simplicité : lorsque quelqu’un payait en liquide, la secrétaire médicale n’encaissait pas obligatoirement la somme. Le trou était bouché par une nouvelle somme ponctionnée plus tard. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse : vendredi, le pot-aux-roses a été découvert, la dame a avoué et a été licenciée dans la foulée. « Je ne suis jamais sentie aussi sale et humiliée, j’ai compris maintenant », lâche la prévenue qui admet un détournement global de 1 200 euros. Évidemment, les magistrats soulignent un détail important : à deux reprises, en 2001 et 2002, la dame a été condamnée pour des faits identiques commis dans un labo de Tourcoing. Jugement : une amende de 1 000 euros à payer à raison de dix euros par jour. Plus le remboursement

Read more...

La main dans la boîte à gants

Le 6 août, vers 5 h du matin, à Lille, Cédric Canonne, 26 ans, est interpellé par une patrouille de police. Il a encore la main dans la boîte à gants d’une Clio.

Le jeune homme vient de tenter de piller avenue Fauche, pardon avenue Foch, deux voitures, la petite Renault et une Peugeot 206.
Les deux autos ont été très abîmées mais Frédéric Canonne, complètement ivre, a été incapable de voler quelque chose dans les deux véhicules forcés.
« Je ne sais pas trop ce que je cherchais dans ces deux autos », admet-il hier devant la présidente Dangles. « Je ne me souviens de rien, on avait fait une fête très arrosée dans le squat », complète-t-il.

Six mois de prison pour le jeune homme
Le jeune homme, SDF depuis longtemps, affiche un casier judiciaire avec neuf condamnations au compteur. Sa vie est très agitée. En témoignent d’innombrables traces de coups sur le visage qui indiquent une bagarre avant les faits et - rassurons les âmes sensibles - non une interpellation tumultueuse.
Le prévenu est sorti de prison le 11 juillet dernier pour des faits similaires. Un détail qui n’arrange guère Me Maud Letellier qui intervient pour le petit voleur.
Verdict très carré prononcé par la présidente Dangles : six mois de prison

Read more...

Violences familiales

Quand les policiers sonnent, c’est l’épouse qui ouvre la porte : son nez est cabossé par les coups. Enquête.
D’abord, les policiers ne sont guère surpris car, depuis quelque temps, ils ont eu à connaître de violences dans cet appartement à plusieurs reprises. Les investigations montrent que les deux enfants mineurs étaient également frappés ainsi qu’une fille majeure quand elle s’interposait entre sa mère et son père. « Ceci dit, on veut bien croire que, dans cette histoire, la mère était quelquefois ivre également et que les enfants pouvaient également être brutaux » souligne, avec objectivité, la présidente Cécile Dangles. On remarque également que la compagne victime des coups n’est pas venue à l’audience et a refusé de se rendre à la médecine légale pour évaluer son préjudice physique. Fernand Wagnet, brutalement sevré de l’alcool par sa garde à vue, est tout tremblant dans le box des prévenus. « C’est l’état de manque », constate la présidente. L’homme conteste les 24 cannettes de bière absorbées quotidiennement selon un procès-verbal de police. « Je bois, c’est vrai », dit-il. Et d’ajouter : « Je suis prêt à me faire soigner ».
Problème : les magistrats lui font remarquer qu’à deux reprises déjà, il a été inquiété par la justice pour des agissements similaires sur la même compagne.
« Je suis prêt à ne plus boire de bières, seulement un panaché de temps en temps, ce n’est pas de l’alcool ça ! » se défend maladroitement le prévenu। Il invoque également les enfants qui n’en font qu’à leur tête. « J’ai donné des tapes, c’est tout », dit-il.

suite

Read more...

samedi 4 août 2007

ALERTE ENLEVEMENT

Déclenchement du plan "alerte enlévement" alors que le petit Alexandre Telahire a été enlevé. Agé de 12 ans il a été enlevé devant ses parents; les ravisseurs étaient cagoulés. Une secte est accusée.

Enlévement spéctaculaire sur l’île de la Réunion, toutes les polices sont sur le qui vive pour tenter de retrouver le petit garçon enlevé sous les yeux de sa famille par des membres présumés d’une secte, a fait savoir samedi 4 août le secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer.

Alexandre Telahire, 12 ans, a été enlevé vendredi soir par plusieurs personnes parmi lesquelles une "connaissance" de sa famille qui fait partie de la secte baptisée "Coeur douloureux et immaculé de Marie", c’est très certainement le coupable il s’agirait de „petit lys d’amour“, chef d’une secte et pédophile.

Le plan alerte enlèvement a été déclenché

Condamné à quinze ans de réclusion criminelle en octobre 2006 pour le viol et l’agression sexuelle de deux garçons mineurs, Juliano Verbard est de nouveau impliqué dans cette affaire.

Alexandre avait été retrouvé sain et sauf le lendemain de son premier enlévement. Le Journal de l’île de La Réunion précise dans son édition de samedi que les ravisseurs ont également tenté d’emmener le petit frère d’Alexandre, qui a réussi à se dégager.

Le rapt s’est déroulé sous les yeux des parents et de la grand-mère des enfants, qui ont été bâillonnés et ligotés, rapporte le quotidien de l’île. Le plan alerte enlèvement du ministère de la Justice a été déclenché vendredi soir.

Pour tout signalement à la Police d’informations, contactez la Police Nationale sur le site suivant: http://193.252.228.130/contact.asp

Read more...

Des milliers de delinquants sexuels exclus de MySpace

Le nombre de delinquants sexuels trouves sur le site de socialisation MySpace a plus que quadruple depuis mai, date de l'installation d'un logiciel destine a les reperer, ont indique des procureurs dans deux Etats americains.

Les procureurs du Connecticut et de Caroline du Nord ont indique dans des rapports publies mardi que MySpace avait identifie 29 000 delinquants sexuels averes qui avaient leur propre page sur le site. MySpace a refuse de confirmer ce chiffre mais a indique que son logiciel Sentinel Safe travaillait "24 heures par jour" et que les pages personnelles appartenant a ces delinquants sexuels etaient effacees des leur decouverte. "Nous avons conçu ensemble avec Sentinel Safe une technologie permettant d'effacer de notre site les pages des delinquants sexuels", a explique le responsable de la securite de MySpace Hemanshu Nigam.

suite

Read more...

vendredi 3 août 2007

Violences contre policiers

Le 2 août, un mari violent se retrouve au commissariat de Tourcoing pour des violences qui auraient été commises sur sa compagne.
Dans la foulée, durant la garde à vue, David Lahousse, un Tourquennois âgé de 24 ans, s’en serait pris également aux policiers. L’un d’entre eux se retrouve à l’hôpital et la médecine légale atteste de deux jours d’immobilisation totale. Le policier a été sérieusement frappé à la face. En ce qui concerne les violences conjugales, une instruction vient d’être ouverte et, hier, le prévenu ne passait en comparution immédiate que sur le thème des violences contre les policiers. Comme c’est son droit, le prévenu refuse d’être jugé tout de suite. Se pose donc la question du mandat de dépôt. Par ailleurs, le prévenu l’admet lui-même, une instruction est ouverte en Belgique pour un vol à main armée. Ce qui n’améliore guère le tableau. En défense, M e Anne-Claire Ricard souligne les problèmes d’alcoolisme de son client qui expliqueraient sa dérive actuelle. Mandat de dépôt. •

Read more...

Du rififi dans la cellule

À dire vrai, dans le box des prévenus, Christophe Dutombois, un habitant d’Aire-sur-la-Lys âgé de 31 ans, n’apparaît pas bien méchant. Pourtant, le 7 juillet dernier, il frappe des agents.

Le prévenu, le visage mangé par sa barbe et les yeux affolés, soupire : « Rien n’allait plus et je n’arrivais même plus à voir ma petite fille ». Une fois de plus, le drame de la toxicomanie. Le prévenu et sa compagne s’adonnent aux stupéfiants venus en masse de Hollande. L’homme écope de lourdes peines pour des trafics d’héroïne. 24 mois par-ci, 6 mois par-là. Il se retrouve incarcéré à Sequedin. En juillet, en absorbant une soixantaine de médicaments, il tente de passer de vie à trépas. Surveillants, policiers, pompiers sont sur place dans la cellule. Apparemment, à moitié réveillé, parce qu’on doit le transférer au CHR et qu’on refuse de l’autoriser à emporter un paquet de cigarettes, l’ex-suicidé se fâche tout rouge. Coups sur un policier, claques, un pompier est frappé aussi. Le prisonnier se retrouve pour 45 jours au mitard.
La procureure Brès avoue être quelque peu gênée par cette procédure : « Il est poursuivi pour des violences et, apparemment, des menaces sont proférées et on n’est pas sûr du caractère volontaire des coups. D’autant qu’on parle d’une chaise de transport pour le transférer au CHR ». M e Quentin Lebas se précipite : « Un instant, j’ai cru que la procureure allait réclamer elle-même la relaxe. C’est vrai, on n’est pas du tout sûr du caractère intentionnel de la réaction de mon client ». Jugement : relaxe

Read more...

Criminologie l'actualite criminelle © Layout By Hugo Meira.

TOPO