dimanche 1 juin 2008

Un champion de bicross, poursuivi pour vol, doit répondre du viol d'une septuagénaire

C'est pour un « simple » vol de crayons dans la société qui l'embauchait qu'un Marckois, alors vice-champion d'Europe de bicross, a été rattrapé par la justice, trahi par son ADN, pour un viol commis deux ans plus tôt à Saint-Nazaire. Il sera jugé mardi à Nantes.

Les enquêteurs calaisiens ne s'attendaient pas à soulever une telle affaire en 2004, alors qu'ils procédaient à une perquisition chez Nicolas Lemaire, un garçon sans histoires, connu et reconnu dans le monde sportif. Même pour un « simple » vol de téléphone portable, ils mènent l'enquête à fond et découvrent, chez ce Marckois de 18 ans à l'époque, des boîtes de crayons. Renseignements pris auprès de l'employeur, ils ont été volés. Une plainte est déposée, le jeune homme est placé en garde à vue.

Les policiers calaisiens procèdent à un prélèvement de salive lors de l'audition de Nicolas Lemaire. L'échantillon d'ADN (acide désoxyribonucléique) est placé dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Jusqu'à ce que l'ordinateur donne l'alerte quelques semaines plus tard. Une personne, dont l'ADN correspond à celui de Nicolas Lemaire, est recherchée par la justice nantaise pour une agression sexuelle commise en 2002, date précise où une compétition de bicross se déroulait à Saint-Nazaire.
Entre deux épreuves

Là, entre deux épreuves, dans le parc situé à proximité du terrain de bicross, le Marckois aurait contraint une septuagénaire promenant son chien à une relation sexuelle (fellation). L'affaire du vol de crayons prend une tout autre tournure : le juge d'instruction nantais ouvre une information judiciaire pour viol et le Marckois est incarcéré.

Nicolas Lemaire est bien connu dans le monde sportif puisqu'il a été cinq fois champion de France de bicross dans plusieurs catégories ainsi que vice-champion d'Europe junior en 20 pouces. Mis à l'honneur en 2002 pour ses performances par le conseil général du Pas-de-Calais, le cycliste n'ira pas plus loin dans la compétition mondiale, « faute d'argent » comme on peut le lire dans nos colonnes à l'époque. Depuis, il ne fait plus parler de lui sur les terrains de bicross, mais dans la rubrique des faits divers.

En novembre 2007, il a été condamné au tribunal de Boulogne-sur-Mer à 24 mois de prison dont huit ferme pour vol et dégradations. Il en est sorti le 14 mai. Mardi, Nicolas Lemaire devra répondre des accusations portées à son encontre, non plus pour un vol, mais une agression sexuelle sur une septuagénaire.

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Criminologie l'actualite criminelle © Layout By Hugo Meira.

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