mardi 6 mai 2008

Braquage d’une épicerie

Dimanche 4 mai, vers minuit, une épicerie de la rue d’Alger à Roubaix était braquée. Une brigade anticriminalité (BAC) a arrêté un suspect.
L’interpellé, qui nie, a pourtant été incarcéré hier soir.

L’action se déroule rue d’Alger dans une épicerie. Hassen X., le patron, est en train de fermer. Il est aidé d’un voisin, Mickaël Y. Les deux amis s’apprêtent à prendre un café et se trouvent dans l’arrière-boutique quand un homme plutôt grand, dans les 1,90 m, surgit par une porte dérobée.
L’agresseur, qui arbore une sorte de collier de barbe, est vêtu d’un manteau marron et pointe le canon d’une arme de poing sur le front de X. Courte bousculade. X. tombe en arrière et chute. Mais l’agresseur - qui crie « la caisse ! » - est obligé de reculer tandis que Y. arrive à la rescousse. En bref, le braqueur se retrouve derrière la porte et réussit à passer son bras armé par l’entrebâillement de celle-ci.
X. et Y. pressent sur la porte, bloquent le bras et empêchent sa réouverture. X. crie : « Samir, appelle la police » pour laisser croire à l’agresseur qu’une troisième personne se trouve dans le commerce... L’agresseur renonce alors et prend la poudre d’escampette. L’alerte est donnée.
Une BAC passe à proximité, enregistre le signalement du suspect sur les ondes de la station directrice et, rue du Caire, avise un peu plus tard un inconnu en manteau marron qui a une curieuse attitude à l’approche de la voiture de police banalisée. L’homme se précipite dans une Peugeot 106 stationnée normalement et occupée par le chauffeur Lakdar B.
Interpellations : Lakdar B. n’a rien à voir avec l’affaire, il attendait un ami et était garé contre le trottoir quand le suspect s’est précipité dans la 106 pour tenter de s’y cacher de force !

Arme factice, tournevis et bombe lacrymogène

Hamid Boutagga, déjà souvent condamné et âgé de 32 ans, est alors interpellé. Sur lui, on trouve une arme de poing factice, un tournevis et une bombe lacrymogène. X. et Y. avaient semble-t-il identifié Boutagga. Mais, « par peur des représailles » selon les enquêteurs, X. et Y.
assurent qu’il ne s’agit que d’un simple client habituel et X. ne veut plus déposer de plainte.
Boutagga proteste de son innocence durant sa garde à vue. Rebelote hier soir : « C’est un terrible malentendu, ce que j’ai dit, c’est la vérité ! » . Ce soir-là, parti du quartier de l’Alma-Gare où il réside, il allait visiter une amie qui résiderait à Wattrelos. C’est alors que, sur le chemin, vers la rue du Caire, il se met à fouiller une innocente 206 mal fermée. Le prévenu pensait y trouver du cannabis mais, dans le vide-poches, il aurait découvert un pistolet, un tournevis et une bombe lacrymogène. Il embarque ces ustensiles, voit approcher par hasard une voiture de la BAC, réalise l’horrible méprise possible et se précipite alors dans la 106 pour s’y cacher. Voir plus haut pour la suite de l’histoire.
Le prévenu, hier soir, préfère ne pas être jugé tout de suite. La procureure Cécile Nounou ne veut pas se laisser endormir par la version du prévenu et invoque le gros casier et une condamnation pour braquage en 2007. La procureure Nounou ne se berce pas d’illusions sur une éventuelle remise en liberté et réclame le mandat de dépôt. Me Julien Bensoussan plaidera en vain la remise en liberté.

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lundi 5 mai 2008

Une année pour le fraudeur

Saïd Brahim, un citoyen algérien de 30 ans, a tout compris. Le prévenu sait que ceux qui montrent leurs papiers et tentent de se faire régulariser sont justement ceux qui, paradoxalement, sont expulsés le plus facilement. En effet, ils donnent aux administrations leur vraie adresse en France, indiquent avec des documents leur pays d’origine et pourquoi ils ne veulent pas y retourner, répondent aux convocations dans l’espoir d’être régularisés. Tandis qu’un homme qui prétend être démuni de tous ses papiers peut se maintenir en France longtemps puisqu’aucun pays ne veut le reconnaître.
Saïd Brahim avait fini par admettre qu’il était Algérien mais, alors que le consul était prêt à la reprendre, il avait refusé au dernier moment de remettre un document. Le 2 mai, rebelote. Afin d’échapper à la récidive et au fichier informatisé qui pourrait la prouver, il refuse également un prélèvement ADN.
Hier, le tribunal s’agace : un an de prison, soit la peine plancher. « Mais, je n’ai rien fait de mal ! », clame le prévenu

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Criminologie l'actualite criminelle © Layout By Hugo Meira.

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