dimanche 16 mars 2008

Un ancien repris de justice poignarde son ex-voisin de cellule

Accusé d’homicide volontaire, le présumé coupable, B. Rachid, âgé de 25 ans, ex-taulard et chômeur, a comparu dernièrement devant le tribunal criminel du parquet de Annaba pour répondre des charges qui lui sont reprochées.
D’après les informations judiciaires communiquées par l’arrêt de renvoi, les faits remontent à la journée du 22 novembre 2006 dans la paisible cité des 508 logements de la commune de Sidi Amar, une localité distante de 12 k du chef-lieu de la wilaya.Tout porte à croire que le mobile du crime était une ancienne dispute survenue entre l’accusé et sa victime B. Boubaker durant une période d’incarcération dans la prison même de Annaba. C’est en effet là que le meurtrier avait connu la victime qui, selon ses déclarations, lui faisait des problèmes monstres avec les autres détenus en voulant à tout prix salir son honneur mais sans résultat. Or, le 22 décembre 2006, les deux hommes étaient sortis de prison et ce jour-là ils se rencontrèrent par hasard. B. Boubaker, en compagnie de ses amis, appela son ex-voisin de cellule et quand le mis en cause s’est approché de lui, une vive bagarre à couteaux tirés a éclaté. Le témoin oculaire Z. Farès avait essayé d’apaiser les esprits en voulant les séparer mais à la vue des couteaux, il quitta rapidement les lieux. A ce moment précis, la victime avait réussi à porter un coup d’arme tranchante, blessant ainsi l’accusé à la main. Pris d’une folle rage, au même moment le tueur poignarda mortellement son adversaire par trois coups fatals notamment au cœur puis il avait pris la fuite. La victime succomba à ses blessures lors de son évacuation à l’hôpital. Durant son audition devant la cour, le mis en cause a déclaré : «Je n’avais aucun moyen pour me défendre sauf de cette façon !» Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a synthétisé les faits en arguant : «Il ne se passe pas une semaine sans qu’on enregistre un nouveau crime et chaque mois nous enquêtons sur 2 ou 3 cas d’homicide volontaire», avant de requérir la prison à vie à son encontre. L’avocate de la défense dans sa plaidoirie a souhaité la requalification des faits en coups et blessures involontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner en réclamant de larges circonstances atténuantes pour son mandant. Au terme du procès après délibérations, le verdict tomba : une peine de réclusion criminelle de 15 années de prison à l’encontre de l’accusé et une amende de 50 millions de centimes de dommages et intérêts

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