lundi 5 mai 2008

Une année pour le fraudeur

Saïd Brahim, un citoyen algérien de 30 ans, a tout compris. Le prévenu sait que ceux qui montrent leurs papiers et tentent de se faire régulariser sont justement ceux qui, paradoxalement, sont expulsés le plus facilement. En effet, ils donnent aux administrations leur vraie adresse en France, indiquent avec des documents leur pays d’origine et pourquoi ils ne veulent pas y retourner, répondent aux convocations dans l’espoir d’être régularisés. Tandis qu’un homme qui prétend être démuni de tous ses papiers peut se maintenir en France longtemps puisqu’aucun pays ne veut le reconnaître.
Saïd Brahim avait fini par admettre qu’il était Algérien mais, alors que le consul était prêt à la reprendre, il avait refusé au dernier moment de remettre un document. Le 2 mai, rebelote. Afin d’échapper à la récidive et au fichier informatisé qui pourrait la prouver, il refuse également un prélèvement ADN.
Hier, le tribunal s’agace : un an de prison, soit la peine plancher. « Mais, je n’ai rien fait de mal ! », clame le prévenu

Seja o primeiro a comentar

Criminologie l'actualite criminelle © Layout By Hugo Meira.

TOPO