Une prêtresse de rite vaudou jugée pour esclavagisme à Nanterre
" Une femme de 70 ans, prêtresse de rite vaudou de renommée en Haïti, comparaissait lundi devant le tribunal de Nanterre pour avoir employé une femme à Rueil-Malmaison (Hauts de Seine) dans des conditions d'esclavagisme pendant une vingtaine d'années.
Le procureur a requis quatre ans de prison dont deux de sursis. La partie civile réclame 30.000 euros de dommages et intérêts.
Marie-Claire Beauvoir, proche du pouvoir politique de Haïti, est accusée de "condition de travail ou d'hébergement contraire à la dignité", de "travail dissimulé" et d'"emploi d'étrangers sans titre de travail".
Sanilia Tibin, Haïtienne de 64 ans surnommée "Yaya", a été employée par la prêtresse de 1981 à 2002, date à laquelle Mme Tibin a porté plainte.
Durant ses années passées au service de Mme Beauvoir, Sanilia Tibin ne touchait aucun salaire, devait dormir à même le sol et faire les poubelles pour se nourrir. Selon elle, une autre compatriote, Bernadette Pierre, subissait le même sort.
En 2002, la famille haïtienne de Sanilia demande à une compatriote vivant en France, Violette Aubert, de retrouver "Yaya". Après lui avoir rendu visite, Mme Aubert prévient le comité contre l'esclavage moderne (CCEM) qui va aider Mme Tibin qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter, à porter plainte.
Marie-Claire Beauvoir nie les faits et reconnaît juste avoir accueilli Sanilia Tibin et Bernadette Pierre de temps en temps "pour leur offrir son aide".
Le procureur a requis quatre ans de prison dont deux de sursis. La partie civile réclame 30.000 euros de dommages et intérêts.
Marie-Claire Beauvoir, proche du pouvoir politique de Haïti, est accusée de "condition de travail ou d'hébergement contraire à la dignité", de "travail dissimulé" et d'"emploi d'étrangers sans titre de travail".
Sanilia Tibin, Haïtienne de 64 ans surnommée "Yaya", a été employée par la prêtresse de 1981 à 2002, date à laquelle Mme Tibin a porté plainte.
Durant ses années passées au service de Mme Beauvoir, Sanilia Tibin ne touchait aucun salaire, devait dormir à même le sol et faire les poubelles pour se nourrir. Selon elle, une autre compatriote, Bernadette Pierre, subissait le même sort.
En 2002, la famille haïtienne de Sanilia demande à une compatriote vivant en France, Violette Aubert, de retrouver "Yaya". Après lui avoir rendu visite, Mme Aubert prévient le comité contre l'esclavage moderne (CCEM) qui va aider Mme Tibin qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter, à porter plainte.
Marie-Claire Beauvoir nie les faits et reconnaît juste avoir accueilli Sanilia Tibin et Bernadette Pierre de temps en temps "pour leur offrir son aide".











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