mardi 31 juillet 2007

Justice et psychiatrie

Schizophrène et paranoïaque, le prévenu a cependant été reconnu responsable pénalement de ses actes de violence à l’encontre d’agents de police.
C’est hier toute la question de la limite entre justice et psychiatrie qui a été posée à l’audience.

Le 25 juin dernier, deux agents de police interviennent à Tourcoing dans le cadre d’un conflit familial. Le fils vient de frapper sa mère. À leur arrivée, le fils ouvre la porte et assure que rien de grave n’est survenu. Les policiers insistent pour voir la mère, sans se douter qu’ils allaient ainsi déclencher une explosion de violence. Sans crier gare, l’homme leur tombe sur le râble. Les coups sont puissants. L’un des policiers est immédiatement sonné : il se relèvera avec de multiples fractures du nez. Finalement, le forcené est immobilisé. Hier, après avoir obtenu un délai, il était présenté devant le tribunal correctionnel de Lille.
Les deux experts psychiatres consultés se rejoignent : schizophrénie et paranoïa। Un état qui a « altéré » le jugement du prévenu au moment des faits, mais pas au point de l’« abolir ». La nuance est de taille : elle marque la limite de la responsabilité pénale. Le jour des faits, il n’avait pas pris son traitement depuis... trois jours.

suite

Seja o primeiro a comentar

Criminologie l'actualite criminelle © Layout By Hugo Meira.

TOPO