La « racket company » ?
Ils sont quatre, deux majeurs et deux mineurs, accusés d’avoir participé à un racket organisé sur Roubaix et Lille. L’argent extorqué servait à acheter du cannabis à Terneuzen (Pays-Bas).
On ne fait pas de racket sans casser des têtes, ce pourrait être le slogan pas très philosophique qui résume le mieux cette affaire d’extorsion à première vue plutôt bien organisée. Deux majeurs et deux mineurs sont impliqués, et c’est justement ce qui complique un peu le dossier. Il faudra donc attendre l’audience devant le tribunal des enfants pour ouvrir le livre côté majeurs avec Karim et Mahiédine.
Mais déjà, l’affaire semble quelque peu sensible। Dans le box, Karim a très vite fait comprendre à son « collègue » qui, lui, comparaissait libre, qu’une fois sorti, il pourrait lui venir l’envie de régler quelques comptes : « Le monde est petit, on se reverra bientôt... ». La présidente Cécile Dangles a fait enregistrer par la greffière les menaces pour le procès d’octobre. D’ici là, on ne saura que ce qui leur est reproché. Disons, que sous le prétexte de divers recouvrements de dettes pour des marchés d’une nature illicite, du deal de stupéfiants, une « bande de jeunes » - c’est comme ça qu’ils sont décrits - aurait à plusieurs reprises, entre décembre 2005 et février 2006, séquestré et racketté d’autres jeunes en vue de s’approvisionner en cannabis. De ce qu’a pu en savoir pour l’heure Me Franck Chatelain, qui défend un des majeurs, le modus operandi était assez bien huilé. Les quatre présumés racketteurs se présentent au domicile de la victime, le menacent, voire ça et là la frappent un peu, se servent au passage dans l’appartement en vêtements, portables et consoles de jeux vidéo, puis emmènent avec eux la victime à un distributeur d’argent, lui font retirer le maximum de liquide sur son compte, puis l’embarquent en voiture direction les Pays-Bas. À Terneuzen, ils envoient à leur place leur « pigeon » voyageur acheter le matos, prennent la marchandise et ramènent enfin le financeur malgré lui à la maison ou pas loin du moins. Reste à dealer ou à fumer le cannabis à la bonne santé des plumés.
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On ne fait pas de racket sans casser des têtes, ce pourrait être le slogan pas très philosophique qui résume le mieux cette affaire d’extorsion à première vue plutôt bien organisée. Deux majeurs et deux mineurs sont impliqués, et c’est justement ce qui complique un peu le dossier. Il faudra donc attendre l’audience devant le tribunal des enfants pour ouvrir le livre côté majeurs avec Karim et Mahiédine.
Mais déjà, l’affaire semble quelque peu sensible। Dans le box, Karim a très vite fait comprendre à son « collègue » qui, lui, comparaissait libre, qu’une fois sorti, il pourrait lui venir l’envie de régler quelques comptes : « Le monde est petit, on se reverra bientôt... ». La présidente Cécile Dangles a fait enregistrer par la greffière les menaces pour le procès d’octobre. D’ici là, on ne saura que ce qui leur est reproché. Disons, que sous le prétexte de divers recouvrements de dettes pour des marchés d’une nature illicite, du deal de stupéfiants, une « bande de jeunes » - c’est comme ça qu’ils sont décrits - aurait à plusieurs reprises, entre décembre 2005 et février 2006, séquestré et racketté d’autres jeunes en vue de s’approvisionner en cannabis. De ce qu’a pu en savoir pour l’heure Me Franck Chatelain, qui défend un des majeurs, le modus operandi était assez bien huilé. Les quatre présumés racketteurs se présentent au domicile de la victime, le menacent, voire ça et là la frappent un peu, se servent au passage dans l’appartement en vêtements, portables et consoles de jeux vidéo, puis emmènent avec eux la victime à un distributeur d’argent, lui font retirer le maximum de liquide sur son compte, puis l’embarquent en voiture direction les Pays-Bas. À Terneuzen, ils envoient à leur place leur « pigeon » voyageur acheter le matos, prennent la marchandise et ramènent enfin le financeur malgré lui à la maison ou pas loin du moins. Reste à dealer ou à fumer le cannabis à la bonne santé des plumés.
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