Du rififi dans la cellule
À dire vrai, dans le box des prévenus, Christophe Dutombois, un habitant d’Aire-sur-la-Lys âgé de 31 ans, n’apparaît pas bien méchant. Pourtant, le 7 juillet dernier, il frappe des agents.
Le prévenu, le visage mangé par sa barbe et les yeux affolés, soupire : « Rien n’allait plus et je n’arrivais même plus à voir ma petite fille ». Une fois de plus, le drame de la toxicomanie. Le prévenu et sa compagne s’adonnent aux stupéfiants venus en masse de Hollande. L’homme écope de lourdes peines pour des trafics d’héroïne. 24 mois par-ci, 6 mois par-là. Il se retrouve incarcéré à Sequedin. En juillet, en absorbant une soixantaine de médicaments, il tente de passer de vie à trépas. Surveillants, policiers, pompiers sont sur place dans la cellule. Apparemment, à moitié réveillé, parce qu’on doit le transférer au CHR et qu’on refuse de l’autoriser à emporter un paquet de cigarettes, l’ex-suicidé se fâche tout rouge. Coups sur un policier, claques, un pompier est frappé aussi. Le prisonnier se retrouve pour 45 jours au mitard.
La procureure Brès avoue être quelque peu gênée par cette procédure : « Il est poursuivi pour des violences et, apparemment, des menaces sont proférées et on n’est pas sûr du caractère volontaire des coups. D’autant qu’on parle d’une chaise de transport pour le transférer au CHR ». M e Quentin Lebas se précipite : « Un instant, j’ai cru que la procureure allait réclamer elle-même la relaxe. C’est vrai, on n’est pas du tout sûr du caractère intentionnel de la réaction de mon client ». Jugement : relaxe
Le prévenu, le visage mangé par sa barbe et les yeux affolés, soupire : « Rien n’allait plus et je n’arrivais même plus à voir ma petite fille ». Une fois de plus, le drame de la toxicomanie. Le prévenu et sa compagne s’adonnent aux stupéfiants venus en masse de Hollande. L’homme écope de lourdes peines pour des trafics d’héroïne. 24 mois par-ci, 6 mois par-là. Il se retrouve incarcéré à Sequedin. En juillet, en absorbant une soixantaine de médicaments, il tente de passer de vie à trépas. Surveillants, policiers, pompiers sont sur place dans la cellule. Apparemment, à moitié réveillé, parce qu’on doit le transférer au CHR et qu’on refuse de l’autoriser à emporter un paquet de cigarettes, l’ex-suicidé se fâche tout rouge. Coups sur un policier, claques, un pompier est frappé aussi. Le prisonnier se retrouve pour 45 jours au mitard.
La procureure Brès avoue être quelque peu gênée par cette procédure : « Il est poursuivi pour des violences et, apparemment, des menaces sont proférées et on n’est pas sûr du caractère volontaire des coups. D’autant qu’on parle d’une chaise de transport pour le transférer au CHR ». M e Quentin Lebas se précipite : « Un instant, j’ai cru que la procureure allait réclamer elle-même la relaxe. C’est vrai, on n’est pas du tout sûr du caractère intentionnel de la réaction de mon client ». Jugement : relaxe











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